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Romain Slocombe « KRIEGSPIEL » à Sollertis

Publié le 24 août 2010 par Philippe Cadu @ContempodeLArt

Romain Slocombe « KRIEGSPIEL » à Sollertiswww.sollertis.comRomain Slocombe « KRIEGSPIEL » à Sollertis

Exposition du 26 août au 18 septembre 2010. vernissage jeudi 26 septembre de 18h30 à 21h

Avec sa nouvelle série photographique intitulée KRIEGSPIEL – initiée par une résidence à la « Demeure du chaos » à St Romain au Mont d’or sur l’invitation de thierry Ehrmann -, Romain Slocombe revisite aujourd’hui le XXe siècle par l’entremise de certains de ses conflits les plus emblématiques. A la fois référence explicite à la photographie de reportage de guerre et clin d’oeil ironique au héros de ses romans le photographe fictionnel Gilbert Woodbrooke, la série KRIEGSPIEL permet à Slocombe de retrouver ses modèles en « femmes-soldats », en « résistantes », en « réfugiée » ou en « victimes », cela dans des décors dévastés par les bombardements ou des paysages enneigés de quelque révolution lointaine où s’affronteraient les « rouges et blancs » de Miklos Jancso.En effet, à l’instar des acteurs partisans jouant à danser la guerre à travers les films, méconnus aujourd’hui, du cinéaste hongrois, les « actrices » de Romain Slocombe ne sont pas le moins du monde étrangères à la notion de jeu – contenue déjà dans le terme « Kriegspiel ». On joue la guerre comme naguère on jouait à se plâtrer ou à s’emmailloter de bandages. « Toutes les jeunes filles sont très joueuses … », rappelait l’illustratrice Mïrka Lugosi interviewée à propos de l’artiste dans le « faux » reportage La Femme de plâtre sur Canal+.
Derrière ses  mises en scène, Romain Slocombe, qui se plaît à débarquer là où on ne l’attendait pas, manipule symboles, mythes et fantasmes que le spectateur déstabilisé perçoit confusément. Sur ce fil ténu mais tendu, les images basculent d’une perversité (extra)ordinaire vers une pratique artistique. Le photographe nous place face à l’incompréhension de l’objet photographique et à l’ambiguïté de son statut. C’est la raison pour laquelle son travail subvertit et dérange.

Romain Slocombe « KRIEGSPIEL » à Sollertis

LIRE L’ARTICLE DE AGNÈS GIARD « Romain Slocombe, photographe d’une guerre érotique » SUR :

Galerie Sollertis
12 rue des Régans F31000 Toulouse
T. 05 61 55 43 32 F. 08 26 69 81 54
ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h et sur RDV


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