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Les bals "aux Porcherons" on y danse...

Par Bernard Vassor

PAR BERNARD VASSOR

(...)Filles et garçons, Aux Porcherons Vont fêter à la mi-août Boire et riboter Et danser le rigodon. Où vont luronnes et lurons Vadé ................... Vous plantant là tout le sermon A gogo boire et riboter Faroder, rire et gigoter Fleury de l'Ecluse Ce dessin réalisé aux environs de 1750 reprèsente un bal en plein air "Aux Porcherons", petit hameau en pleine campagne, à l'endroit où a été batie l'église de la Trinité, peuplé de ginguettes, de cabarets et de maisons galantes. (Le cabaret de la mère Roquille, accueillait en plus des danseurs, des couples venus là se reposer dans des chambres louées à l'heure....)  Cette voie, depuis le dix-septième siècle fut d'abord nommée chaussée de l'Egalité-Gaillon, Chaussée-Gaillon, Chaussée de la Grande Pinte, Chaussée de l'Hôtel-Dieu (pour la  raison qu'elle conduisait à la ferme de l'Hôtel Dieu, situé rue SaintLazare), puis, route des Porcherons.. Au temps de Louis XV, le quartier n'avait qu'un petit nombre de maisons très espacées au milieu de jardins, de champs et de marais de part et d'autre du Grand-Egout qui ne fut couvert qu'après le rachat des terrains par le financier Laborde. En été, le petit peuple parisien, les soldats, les commères des halles, les poissardes et les portefaix, se rendait hors de Paris pour festoyer et danser au lieu de :. Honnêtes gens de tous métiers, Cordonniers, tailleurs perruquiers, Harangères et ravaudeuses, Ecosseuses et blanchisseues. Des familles au grand complet, emportaient leur nourriture pour manger sur l'herbe, d'autres entraient dans des cabarets et des guinguettes pour y faire des repas bien arrosés. Chacun v chemine à sa manière, L'un va devant, l'autre derrière, D'une main portant le fricot, De l'autre traînant le marmot. Les orchestres des bals étaient composés généralement de deux violons d'un tambour et d'une vielle, ne jouant pas toujours juste et pas souvent en mesure. L'important était un menuet dont les règles étaient les suivantes : Les demoiselles et les messieurs, Se tournent le postérieur, A la première révérence; Et d'un grand tour, fait en cadence, Se trouvent tous deux bec à bec, Puis, seconde salamalec, La fille le ventre en avant, Tient son cotillon ventre par devant. Si bien qu'il semble qu'elle apprête, La place où voudrait choir sa tête. (...)des commères qui montrent leurs derrières, En font les honneurs au public Qui de fermer l'oeil n'a le tic. A la fin du dix-huitième, ce "Bal des domestiques" était tout près de l'Egout, aujourd'hui rue de Provence, à l'extrémité de ce qui est aujourd'hui la rue de la Chaussée d'Antin. A SUIVRE......

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