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Boyita moyenne

Par Borokoff

A propos de Le dernier été de la Boyita de Julia Solomonoff 2 out of 5 stars

Boyita moyenne

En Argentine, alors que l’été bat son plein, deux sœurs dont l’une est rentrée dans la puberté et l’autre, Jorgelina, n’a pas encore dix ans, se chamaillent autour d’une roulotte, la « boyita », symbole de leur enfance et de leur rêves passés. Jorgelina part alors seule à la campagne où elle rencontre Mario, un garçon aussi étrange et renfermé qu’attirant. Bientôt, le père de Jorgelina, qui vient de divorcer avec sa mère, la rejoint…

Dans une campagne pittoresque irradiée par le soleil, une histoire d’amour entre deux enfants dont l’un cache un terrible secret sur sa véritable nature. Mario est le fils d’un agriculteur bourru dont il a reçu une éducation sévère qui explique en partie sa rigidité et son visage crispé. Cette raideur physique qu’il a en général dans les épaules.

L’allure pataude et la froideur dont fait preuve Mario, au contraire de repousser Jorgelina, décuplent son attirance pour le jeune garçon qui doit participer à une course locale de cheval en même temps qu’il aide son père aux travaux des champs.

Mais quel est ce mystère que cache Mario ? Pourquoi saigne-t-il subitement ? Pourquoi entoure-t-il son torse d’un linge bien serré et refuse de se baigner avec Jorgelina, malgré la canicule qui règne ?

Cache-t-il une cicatrice ou les coups de son père qui, en matière d’éducation, ne fait pas dans la dentelle ni la plus fine psychologie ?…

Non, la vérité, on la découvrira au bout d’une heure, nœud dramatique et artifice de scénario un peu décevants qui viennent gâcher la belle histoire d’amour qui naissait entre Mario et Jorgelina. Etrangement, la révélation sur le « bizarre » de la nature physique de Mario tombe à plat et vient inutilement gâcher le beau portrait amoureux de Mario et Jorgelina.

Au moins, on retiendra la formidable direction d’acteurs d’Arnoldo Treise (Mario), tout en tension en silence mutique. Sa composition rappelle celle d’Alexei Kravtchenko (Fliora) dans un film d’un tout autre genre et d’une autre dimension : Requiem pour un massacre (très mauvaise traduction du titre original, « Idi et smatri », d’ailleurs, « Viens et regarde »).

Si le jeu de Treise permet à Le dernier été de la Boyita de ne pas tomber dans le « gentil » téléfilm tourné à la campagne, malheureusement, il ne le sauve pas de deux écueils : le premier, qui est donc un nœud de l’intrigue et un paroxysme dans l’action décevants. Le second, plus grave, d’une tension dramatique terriblement absente…


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