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Quand la banque finance ses actionnaires

Publié le 20 septembre 2010 par Edelit @TransacEDHEC

La crise financière continue son tour du monde et atteint désormais l’Afghanistan. La Kabulbank, la plus grosse banque afghane est touchée. La semaine dernière son directeur général et son président, qui sont d’ailleurs les plus gros actionnaires, ont démissionné sous la pression de la banque centrale. Ils auraient utilisé l’argent de la banque pour investir dans l’immobilier à Dubaï, créant des pertes supérieures aux actifs de la Kabulbank. Ces faits ont déclenché une pagaille durant quatre jours avec de longues files d’attente, où les gens patientaient pour retirer leur argent. La situation s’est apaisée lorsque la banque centrale a annoncé qu’elle garantirait l’intégralité des avoirs des déposants. Kabulbank a plus d’un million de clients, dont de nombreux soldats.

Avec une aide internationale massive, l’Afghanistan était resté à côté de la crise financière qui touche les pays développé. Maintenant, avec la corruption, elle n’y échappe plus. Pour Haroun Mir, directeur du Centre de Recherche et d’Etude Politique afghan, « c’est probablement la seule banque au monde où les actionnaires se prêtent eux-mêmes de l’argent ». Le président, Sherkan Farnood, a investi 140 m$ sur le marché immobilier à Dubaï et a perdu presque la totalité lorsque le marché s’est effondré, rapporte The New-York Times.  D’ailleurs le frère du président, Hamid Karzai, a près d’un million dans une opération à Dubaï financée avec l’argent de la Kabulbank. Ce désordre symbolise l’ordre post-taliban pour le FT, avec un « capitalisme de copinage qui enrichit les réseaux politiques ».

Ce détournement de l’argent des épargnants entraine un second problème, celui de la confiance dans la gestion des affaires économiques par le gouvernement.

A.V.


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