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George Clooney & Brad Pitt en DVD

Par Tom

Retour aux sources pour la bande de gentlemans cambrioleurs emmenée par Danny Ocean (George Clooney). Après avoir sondé les effractions de haut vol en Europe, dans "Ocean’s 12", le réalisateur Steven Soderbergh et les scénaristes Brian Koppelman et David Levien avaient sans doute le mal du pays. Pour cette troisième aventure : retour, donc, à Las Vegas.

Reuben (Elliott Gould), le financier attitré des coups illégaux de Danny Ocean et de ses complices, est malade. Se remettant péniblement de problèmes cardiaques, Reuben doit également essayer de digérer l’immonde escroquerie dont il a été victime : le financier Willie Banks (Al Pacino) a dérobé les parts détenues par Reuben sur un nouveau casino. Il n’en faut pas plus pour que Danny, Rusty (Brad Pitt), Linus (Matt Damon) et Cie. réagissent et décident de rendre la monnaie de sa pièce à Banks. Pour réaliser, une nouvelle fois, le casse du siècle, les amis de Reuben vont devoir rivaliser en ingéniosité et détermination. Il leurs faut également un financier : Terry Benedict (Andy Garcia), leur ancien adversaire, semble être le mieux placer pour les aider…

Si "Ocean’s 11" revisitait magistralement le classique "L’Inconnu de Las Vegas" avec Frank Sinitra, "Ocean’s 12" explorait, avec un panache enfantin et agréablement déstabilisant, les ficelles du cinéma de Soderbergh : au menu, tromperies à gogo, faux-semblants en voulez-vous en voilà & un scénar’ gentiment déluré et complexe.

En revenant planter son intrigue à Vegas, le troisième "Ocean’s" a perdu de sa fougue et de son originalité. Ce constat s’applique principalement à l’histoire, finalement assez mince, qui consiste à détailler chaque phase de la grande arnaque que Ocean et sa bande vont monter contre le requin Willie Banks. Heureusement, le génie de Steven Soderbergh pour brouiller les pistes est sans pareil et permet allégrement de maintenir le spectateur sous pression.

Côté casting, on ne peut pas dire que l’on est triste de retrouver d’aussi belles "gueules" comme celle de Clooney, Pitt et Damon, assorties des incontournables seconds rôles qui, avec les années, ont pris du galon. Citons, entre autres, Don Cheadle ("Traffic", "Opération Espadon", "Hôtel Rwanda", "Collision"), Bernie Mac ("Transformers") et Scott Caan ("Bleu d’enfer", "Friends with Money").

On regrette par contre que les ravissantes Julia Roberts et Catherine Zeta-Jones ne soient plus de la partie. "Ocean’s 13" donne le ton dés le début : on ne parle pas de femme dans ce film ! Apparaît pourtant la vénéneuse Abigail Sponder, l’assistante de Willie Banks, campée par la quinquagénaire Ellen Barkin ("Trust the Man").

Pour remettre une (belle) couche sur ce prestigieux casting, amputé de deux "starlettes", les producteurs se sont adjoints les services de Monsieur Al Pacino. Campant les hommes d’affaire avec une élégance et une férocité rare, Al Pacino ("L’Associé du Diable") ne déçoit (toujours) pas et interprète un solide adversaire. Le beau George n’a qu’à bien se tenir !

Plus proche du premier film, "Ocean’s 13" ne parvient pas à tutoyer celui-ci. Nettement moins original et euphorisant qu’"Ocean’s 12", le dernier né n’est pourtant pas "le vilain petit canard de la portée". Absolument pas ! Ce troisième film constitue un plaisant délassement, intelligent et gratifiant, auréolé, une nouvelle fois, par un casting "5 étoiles" ainsi que par un réalisateur turbulent mais qui sait rester maître de son sujet.

La bande-annonce...

Un extrait...

Quant les stars se déguisent, "rien ne va plus" !


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