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La Morte Vivante

Publié le 28 septembre 2010 par Olivier Walmacq

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Genre :  Horreur

Année : 1982

Durée : 90min

L'histoire : Deux hommes déposent, dans la crypte d’un château, des déchets radioactifs, dont les émanations ramènent à la vie un corps déposé dans un cercueil. Revenu à la vie, le corps, celui de la fille de la châtelaine des lieux, va errer dans son domaine, attaquant au hasard les gens s’y aventurant, afin de se nourrir de leur sang…

La critique de ClashDoherty :

Très gore (vraiment, le sang coule à flot, à gros bouillon), ce film de Jean Rollin est un de ses plus cultes et connus. C’est un des très rares (il n’en a fait que deux, l’autre étant Les Raisins De La Mort) films gore de Rollin, plus habitué à la poésie macabre qu’aux débordements sanglants.
Le film est interprété par Françoise Blanchard, Marina Pierro, Mike Marshall (oui, le Mike Marshall de la famille de Michèle Morgan !), Carina Barone.
Il est très lent, poétique, en plus d’être gore. On y trouve pas mal de nudité féminine, une constante chez Rollin. La morte-vivante du film ressemble plus à une goule, ou à une vampire (elle s’abreuve de raisiné plus que de chair humaine, contrairement aux zombies de Romero et Fulci) qu’à un zombie. Rappelons que Rollin adore aborder le vampirisme.

Pas mal foutu, au niveau des effets spéciaux (ne vous attendez pas à une morte-vivante au visage putréfié – elle est physiquement normale, en dehors de sa condition de goule), le film est souvent révulsant dans ses scènes gore, surtout la scène finale, lente, longue, gorissime, écoeurante si on n’a pas l’habitude de ce genre de films.

En dehors de ça, c’est extrêmement mal interprété (mention pas spéciale du tout à Marina Pierro et à Mike Marshall et Carina Barone, qui dialoguent en anglais pendant tout le film, en couple d’anglais qu’ils interprètent), et réalisé selon le style de Rollin, à savoir, avec peu de moyens, mais efficacement. Une série B, presque un nanar, à voir si on aime Jean Rollin ou qu’on a envie de voir un vrai OFNI : un film gore français. Car des films gore, en France, il y en à peu (Baby Blood, entre autres) !

Note : 14/20

La critique de Eelsoliver:

La Morte Vivante, réalisée par Jean Rollin en 1982, est l'une des rares incursions du cinéma français dans le genre horrifique, et plus précisément dans le genre zombie.
Enfin... Zombie... Oui et non... puisque l'histoire se concentre sur l'histoire de deux soeurs, dont l'une vient d'être libérée de son cercueil par deux hommes trop curieux.
Elle n'a donc pas vraiment l'allure d'un zombie même si elle ne se prive pas de se nourrir du sang des pauvres victimes qui croisent son chemin.

C'est d'ailleurs l'introduction pour le moins sanglante de La Morte-Vivante. Mais Jean Rollin est un passionné des ambiances et des atmosphères froides, gothiques et étranges.
Toutes ses obsessions morbides sont donc présentes dans ce long-métrage de qualité. Comme je l'ai déjà souligné, le scénario se concentre sur l'histoire de deux soeurs.

Celle qui est décédée a donc besoin de sang pour survivre et va donc assassiner tous ceux qui ont le malheur de s'aventurer dans la propriété de sa soeur.
Et c'est bien sur cette relation presque incestueuse que se concentre Jean Rollin, la mise en scène étant plutôt lente mais le film ne sombre jamais dans une certaine routine.
C'est vraiment un film d'horreur soigné aux séquences parfois assez impressionnantes. Seul petit bémol, les acteurs (plus précisément, les actrices) sont réellement mauvais.
Pour le reste, ça reste un très bon film gore, surtout pour du cinéma français, en sachant que je dis cela alors que je déteste le cinéma de Jean Rollin.

Note: 14.5/20


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