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L'annee ou mes parents sont partis en vacances

Publié le 01 janvier 2008 par Lorraine De Chezlo
de Cao Hamburger
Drame brésilien - 1h45
Sortie France 26 décembre 2007
avec Michel Joelsas, Germano Haiut, Daniela Piepszyk, Liliana Castro, Paulo Autran, Simone Spoladore, Eduardo Moreira, et Caio Blat
Prix du Public - Festival de Rio de Janeiro

Mauro a douze ans et cette année, ses parents décident précipitemment de partir en vacances et de le confier à son grand-père, le temps d'attendre le début de la coupe du monde de football et leur retour. Mais ce que les parents ignorent c'est que le grand père vient tout juste de mourir ; et ce que Mauro ne sait pas, c'est que ses parents ne partent pas en vacances mais fuient leur domicile pour d'obscures raisons. Alors, dans ce quartier juif du Bom Retiro à São Paulo, Mauro est recueilli par le voisin Shlomo, non sans tensions et également par tout le quartier, dont la petite Hannah, assez graçon manqué, et sa cohorte de copains... De jeux en découverte, de match gagné en solitude pesante, cet été ne ressemblera à aucun autre. La formidable ambiance de ce quartier multiculturel et les exploits de Pelé ne lui feront pas oublier que ses parents ne rentrent toujours pas, malgré cette coupe du monde qui s'achève...
Avec la voix de Mauro narrateur et un rythme souvent soutenu par la musique, L'année où mes parents sont partis en vacances prend des airs de C.R.A.Z.Y. pour nous faire vivre les seventies par le regard d'un enfant. Comme lui, la politique nous échappe un peu. Pourtant, en 1970, le Brésil est en train de vivre deux décennies de dictature féroce, et réprimera violemment les mouvements activistes révolutionnaires.
La réalisation de ce film est sacrément soignée par les couleurs et l'esthétique des cadrages. Les acteurs enfants sont incroyables de justesse, le rythme de leurs dialogues est on ne peut plus précis. Ca se sent, le réalisateur Cao Hamburger est habitué des séries pour enfants, il a aussi réalisé un épisode de Cidade dos homens (La cité des hommes, à voir absolument). Et puis on retrouve Caio Blat, inoublié depuis Proibido Proibir... En bref, beaucoup de bonheur même si le film est l'occasion de revenir sur des années noires que le Brésil s'est empressé d'oublier.

Grandes vacances chez Pelé - LeMonde
The sound of absence - Critikat.com
"Le Vieil Homme et l'Enfant", version judéo-brésilienne - Critiques Clunysiennes

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