Magazine Culture

5 ans de prison dont 3 fermes pour Jérôme Kerviel

Publié le 05 octobre 2010 par Copeau @Contrepoints

5 ans de prison dont 3 fermes pour Jérôme KervielContrepoints a déjà eu l’occasion de se prononcer sur le procès de Jérôme Kerviel ici.

L’ancien trader de la Société Générale Jérôme Kerviel, a été condamné, mardi 5 octobre à cinq ans de prison dont trois fermes pour une perte record de près de cinq milliards d’euros début 2008. Il a été déclaré coupable de tous les chefs d’accusation pour lesquels il était poursuivi : abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique et faux et usage de faux. « Les éléments indiqués par la défense ne permettent pas de déduire que la Société Générale ait eu connaissance des activités frauduleuses de Jérôme Kerviel (…) », a déclaré le président de la 11e chambre du tribunal correctionnel, Dominique Pauthe. Le tribunal a également condamné l’ex-trader à verser 4,9 milliards d’euros de réparation à la Société Générale.

Aucun mandat de dépôt n’a été demandé. Jérôme Kerviel est laissé libre et le restera s’il fait appel. L’ex-trader était visiblement abasourdi par le jugement.

Jérôme Kerviel, 33 ans, costume noir, chemise blanche, seul prévenu au procès, était arrivé quelques minutes auparavant dans une salle d’audience archi-comble, où il s’est assis au premier rang.

Lors du procès, qui s’était déroulé du 8 au 25 juin, le parquet avait requis cinq ans de prison dont quatre fermes contre l’ancien trader.

L’avocat de l’ancien trader, Me Olivier Metzner, un ténor du droit pénal financier, avait demandé sa relaxe pour l’essentiel des faits qui lui sont reprochés, ne plaidant coupable que de l’introduction frauduleuse de données.

Faire « le procès de la banque »

Durant le procès, qui a entendu une trentaine de témoins, Jérôme Kerviel n’a pas dévié de sa ligne de défense. Il a admis avoir perdu le sens des réalités, mais il a répété que sa hiérarchie l’avait laissé faire, voire encouragé, à prendre des risques, dès lors qu’il gagnait de l’argent.

Il refuse d’ailleurs d’endosser la responsabilité des 4,9 milliards de pertes, affirmant que ses positions avaient été soldées (« débouclées ») dans les pires conditions, en janvier 2008.

Les avocats de la Société Générale, outrés que la défense ait cherché à faire « le procès de la banque », ont taillé en pièces ses arguments, même s’ils n’ont pu contester les défaillances avérées dans les systèmes de contrôle.

Après le prononcé du jugement, les parties auront dix jours pour faire appel.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Copeau 583999 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines