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la saignée

Publié le 13 octobre 2010 par Dubruel

La médecine sous Louis XIII ; la saignée.

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Botalli était un piémontais qui devint médecin de Charles IX et d’Henri III.

Il tenait suer la saignée un raisonnement lumineux : « Plus on tire l’eau croupie du puits, plus il en revient de bonne. Plus la nourrice est tétée par son enfant, plus elle a de lait. Le semblable en est du sang et de la saignée. »

Donc il fallait saigner et saigner encore : les jeunes gens, au moins une fois par moi.

Les vieillards au moins 6 fois par an.

Cela s’entendait pour les bien-portants.

 

La Faculté montra d’abord quelque réticence, mais Botalli poursuivait (doctement !) : « le corps humain contient 24 litres de sang, et l’on peut en perdre 20 sans mourir. ».

 

La Faculté s’inclina. Ambroise paré, cédant à la folie générale, se vanta d’avoir saigné un garçon 27 fois en 4 jours.

 

Un autre médecin A. de Corbye écrivait fièrement : «  Nous saignons les enfants avant l’âge de 3 ans, voire réitérons la saignée, avec heureuse issue. »

 

Sous Louis XIII, l’effrayante doctrine avait atteint son plein développement. A cause de cette pratique, combien de personnes allaient disparaitre prématurément !

 

A l’époque, les croque-morts étaient appelés « les crieurs » car ils étaient chargés d’annoncer de par les rues les noms des différents défunts. On les appelait aussi « corbeaux » : car ils fournissaient aussi les voitures qui transportaient les corps des morts, « les corbillards ».

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