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Quelques centimètres de mine en moins

Publié le 03 mai 2008 par Menear
Je termine aujourd'hui les relectures du « troisième jet » de « Coup de tête ». Voilà qui m'aura pris un mois, grosso modo, un peu moins peut-être, j'ai fait une pause d'une semaine au milieu. Un mois, et quelques centimètres de mine en moins (j'ai facilement usé la moitié d'un crayon de papier et probablement une demie-mine de critérium) ; le nombre de litres de texte que j'ai raturé sans vergogne ; le nombre de fois où je me suis dit « ça va pas » et où j'ai marqué autre chose dans la marge.
Quelques centimètres de mine en moins

Je l'avais déjà pressenti après avoir disséqué la première partie : ce n'est pas bon. Ce n'est pas ça. Pas encore. J'ai corrigé un premier jet à nouveau. Mais un premier jet vieux de deux ans, ça épuise. Ça décourage. Ça énerve. Ça me fait baigner dans une spirale de négativité que je n'aime pas. Ça soûle, c'est tout.
La dernière fois, j'identifiais les problèmes majeurs qui entravaient le bon déroulement du projet. Cette fois il va peut-être falloir que je dégage des solutions. Des hypothèses, au moins.
L'une d'entre elle serait la suivante : je m'y suis pris comme un manche. Parce qu'écrire l'intégralité du texte d'abord en temps réduit (moins d'un mois en l'occurrence), après tout, pourquoi pas. C'est épuisant mais j'y tiens. Mais les corrections ne fonctionnent pas pareil. Tout reprendre en intégralité, linéairement, ça ne fonctionne pas. On stagne. C'est sans fin. C'est ce que j'expliquais la dernière fois.
C'est d'autant plus étrange que ce n'est pas du tout comme ça que j'ai fonctionné avec « Cette vie ». Avec « Cette vie », j'ai fait ce qu'il fallait. J'ai appliqué les mêmes méthodes qu'avec mes nouvelles. Simplement : le texte étant trop long, je l'ai découpé en fragments. Je travaillais sur un fragment à la fois. Avant de tout remettre en commun ensuite. J'étais plus efficace, plus méticuleux, plus précis. Je ne me décourageais pas (ou si peu). J'étais plus productif, plus rentable. Résultat : en moins de six mois c'était bouclé et, me semble-t-il, bien bouclé.
Quelques centimètres de mine en moins

Pour « Coup de tête » je me perds, je me disperse. A moi de recouper (découper) le texte à nouveau. Cinq grandes parties. Vingt-neuf jours. Une bonne soixantaine de « fragments ». Un prologue à rajouter, éventuellement (à voir). Je vais m'y atteler. Une fois le plan clairement élaboré, intégralement recopié, je vais m'y atteler. Et ne pas dévier vers autre chose. Ou alors le moins possible (il est vrai que « Cette mort » s'écrit sans avoir à y penser). Aucune idée de combien de temps ça me prendra, en revanche ; « Coup de tête », c'est quand même plus du double de « Cette vie » en quantité. A voir... L'impression quand même de m'être perdu ; perdu dans ce que j'écris, perdu dans ce que je lis, dans ce que j'écoute, dans ce que je regarde ; perdu entre mes fictions blanches.

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