Magazine Culture

Antony And The Johnsons ‘ Swanlights

Publié le 20 octobre 2010 par Heepro @heepro

Antony And The Johnsons ‘ SwanlightsSwanlights commence, très classiquement, avec la voix et le piano d’Antony Hegarty. Le morceau s’envole à mi-chemin, le reste des musiciens faisant tour à tour leur entrée en matière. « Everything is new » reprend donc plus ou moins là où le groupe nous avait laissés avec le précédent album.
« The great white ocean » est un peu plus lyrique que le premier titre, et relève le niveau d’entrée. Si le morceau d’ouverture était bon, celui-ci est très bon, c’est-à-dire que c’est exactement ce que l’on attend d’Antony And The Johnsons depuis leur succès avec I Am A Bird Now puis The Crying Light.
Sur « Ghost », l’orchestre symphonique de Londres accompagne Antony, qui est cependant au piano. Une performance vocale telle qu’on imaginait entendre sur le disque. Je trouve la fin du morceau, cependant, un peu soudaine.
« I’m in love » est sympa, et l’on commence à être sûr d’une chose : l’ambiance morose, larmoyante, pleine de lamentations des deux albums cités précédemment est loin. Le titre lui-même semble un appel à la vie, au retour à la vie (et les paroles le confirment).
Attention à « Violetta », qui est très bref mais très beau, même si sa légèreté semble le perdre entre « I’m in love » et l’éponyme « Swanlights ». Sur la pochette, sous l’image de cet ours blanc, rouge, ensanglanté, abattu, mort, figure un court texte qui dit ceci : « Swanlights was shot […] pierced in the heart […] When in love I lean on the Swanlight song. » L’ambiance de l’album, et plus encore du titre lui-même est ainsi planté. C’est d’ailleurs le morceau central, en sixième position sur les onze titres au total. Il bénéficie, de plus, d’une petite introduction, avec « Violetta ». L’ours Swanlights, malgré sa force, est finalement tout aussi fragile qu’une fleur.
Le ton a changé quand arrive « The spirit was gone », très belle composition, dans laquelle Antony chante avec une voix qu’il retient un peu, laissant piano et violons s’imposer. Cette fois-ci, la soudaineté de la fin du titre rajoute à sa beauté.
« Thank you for your love » retrouve cette ambiance de début d’album, et fait un très bel écho à « I’m in love ». Saxo et trompette apporte à la vie de cet amour très bellement chanté une chaleur que l’on ressent rarement chez Antony And The Johnsons. Le final est presque extatique…
Björk vient reformer un duo avec Antony sur « Flétta » (sur l’album de l’Islandaise Volta, ils avaient déjà partagé leur talent et mélangé leurs voix sur « The dull flame of desire » et « My juvenile »). Très impressionnant, et du même niveau – c’est-à-dire parfait – que les précédentes collaborations ; seulement, si sur Volta Antony tenait la place la plus importante sur les deux titres, cette fois-ci, c’est lui qui laisse Björk sa place d’invitée. J’avoue que j’apprécie beaucoup « Flétta », alors même que ce n’est pas mon morceau préféré du disque.
« Salt silver oxygen » voit un deuxième grand orchestre faire son apparition en tant qu’invité sur Swanlights : l’orchestre national du Danemark. C’est un titre grandiloquent, de par la présence des instruments et la voix puissante d’Antony.
Pour conclure, les tensions s’apaisent avec «  Christina’s farm ». Une jolie petite conclusion à un bien joli album. Certes, il n’y a pas de moments aussi intense que sur les chefs-d’oeuvre qu’ont été à la fois I Am A Bird Now et The Crying Light. À défaut d’être un grand disque, Swanlights n’en demeure pas moins un très bon album.


Tagged: Antony And The Johnsons, Antony Hegarty, Björk, Orchestre National du Danemark, Orchestre Symphonique de Londres, Swanlights

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Heepro 2396 partages Voir son profil
Voir son blog

Magazines