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Elizabeth Gilbert - Mange, Prie, Aime

Publié le 22 octobre 2010 par Melibu

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Ah, le cas mange, prie, aime…

J'hésite un peu à en parler, j'avoue. Ce bouquin m'a été chaudement recommandé (par des amies proches, des amies blogueuses, des collègues…) et donc tout porte à croire qu'elles l'ont aimé. On en entend parler partout, le film va sortir, même My Little Paris vient de m'envoyer une newsletter sur le thème du “Mange, Prie, Aime”…

Et pourtant… pourtant je n'ai pas aimé. Pourtant j'étais à Bali pour le lire. Pourtant je suis allée en Italie et en Inde, donc j'aurais dû me retrouver dans ses paroles. Désolée les copines…

Que dire ? C'est un roman à l'eau de rose, certes. C'est un roman pour nanas, ok. C'est un roman qui, comme le Da Vinci Code ou bien d'autres, donne l'impression d'avoir été écrit exprès pour l'adaptation au cinéma. Jusque là, ça, je peux m'y faire.

Mais là, sérieux, les gens… Autant la 1ère partie en Italie est pas mal (ouais, voila, je vous livre tout : elle part en Italie et elle bouffe) (non non, je vous jure, tout le résumé du tiers du livre tient dans cette phrase).

Alors on attend la suite, l'Inde, que ça décolle un peu. Et là, c'est la catastrophe. Impossible de m'intéresser à ce passage. Elle n'y raconte absolument rien de l'Inde, ni des indiens. Ca part en phrases à haute teneur philosophiquo-religioso-guimauve. C'est inintéressant au possible. C'est ennuyeux. Ce tiers du livre n'a rien à faire là. Elle va en Inde, elle prie, puis ça va mieux. Wow. Alors j'avoue, j'ai tourné quelques pages, chose que je fais rarement, mais là c'était à la limite du supportable.

Puis vient Bali, et là, grosse déception. C'est coulant de clichés (”tous les balinais vous aiment par nature” : pour avoir été à Bali au moment où je lisais ces phrases, je peux vous jurer que les Balinais vous aiment si vous avez des biftons dans les mains. Sinon ils s'en tapent de vous. Et ça a été vérifié de nombreuses fois.) C'est mielleux, ça dégouline de bons sentiments, c'est totalement avenu, on devine tout de suite la fin.

Ce que je peux reconnaitre par contre, c'est qu'elle a totalement raison sur une chose : un indonésien à qui l'on donne trop d'argent d'un coup devient totalement déboussolé et en demandera toujours plus quitte à en perdre les pédales.

Alors oui j'ai aimé Bali, c'est beau, c'est bien, y a beaucoup de choses à voir et à faire, mais une chose est sure : on a pas vu le même Bali. Evidemment, il se peut qu'il y a 10 ans en arrière, les choses étaient différentes, je le concède. Il n'en reste pas moins un livre… ennuyant, bourré de clichés américains, même pas drôle, tout juste attendrissant parfois…

Je vous l'avais dit : désolé les copines, c'est pas votre faute, je dois être un peu difficile côté littérature !


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