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Wall street : l'argent ne dort jamais

Par Tibo75
Wall street : l'argent ne dort jamais
mercredi 27 octobre 2010
Il paraît que la différence génétique entre l’homme et le singe n’est que de 5%. Mais ces 5% font toute la différence. C’est un peu le même cas pour ce film. Cela commence par un très très beau plan séquence de New-York, la caméra monte lentement et tourne le long des buildings. Inédit (à ma connaissance) et superbe puis il y a les split screen, dommage, je n’aime pas ça. Oliver Stone a essayé de les moderniser depuis le dernier opus mais cela ne passe pas.
Puis, il y a une très belle explication de l’éclatement de la bulle (avec la très tarte illustration des bulles de savon dans Central Park, on aurait pu mieux trouver). Le méchant est encore plus vorace que Gekko des années 80, il bouffe à tous les râteliers et on est enchanté, mis à part encore ce très moche fondu à l’iris avec la musique de Carmen (pourquoi Carmen pour illustrer la chute, franchement pas bien trouvé).
Mais bon jusque là, je me suis dit que je n’ai pas très bien compris les mauvaises critiques du film et même si l’intrigue me rappelle une très mauvaise semaine d’octobre où j’étais pas mal exposé aux actions, ça me plaît plutôt. Bon, il y a aussi l’allusion aux énergies vertes, un peu tarte, Stone a voulu surfer sur la vague de tonton Cameron avec « Avatar »…
Puis, patatras ! Il y a cette histoire d’argent en Suisse (désolé pour ceux qui n’ont pas vu le film mais ils peuvent quitter la séance à ce moment-là) et Gekko jaloux de n’être pas le plus pourri de la terre retrouve sa nature carnassière et devient le pourri des pourris. Ouf, l’honneur est sauf ! Et ça finit comment ? Bien et c’est là toute l’erreur du film, une fin morale, dans un monde amoral (attention je n’ai pas dit immoral), c’est nul, crétin. J’aurais préféré une fin où Gekko contemple la ville du haut de son milliard enfermé dans son égoïsme. Quel ratage ! Voilà mes 5% d’erreur (ou même plus) qui gâchent tout.
Et pour clore l’ensemble, que dire du générique où l’on voit un sablier évoquer le temps qui passe (puis une montre IWC, on est quand même dans le monde de Wall Street). Hé, Oliver, vos métaphores à deux sous, ça vaut pas tripette !

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