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Salle 5 - vitrine 3 : les chats - vii. pami brûle-t-il ? ...

Publié le 09 novembre 2010 par Rl1948

   

   Le 5 octobre dernier, souvenez-vous, je terminai pratiquement notre rencontre par ces mots :

... dans ce même Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, peut-être aurez-vous plus de chance que moi, amis lecteurs, de débusquer, au fil de vos déambulations, le cercueil E 3863 ayant appartenu à un certain Pami, Prophète d'Amon de Karnak, petit-fils d'un vizir s'appelant également Pami et provenant de la sépulture communément appelée des "prêtres de Montou", mise au jour par Auguste Mariette dans le temple de Deir el Bahari, en 1858 ; et, dans le lot des stèles retrouvées par ce même Mariette dans le Sérapéum de Memphis, la C 275 faisant allusion à un roi Pamy ; tous ces personnages ayant vécu à la XXIIème dynastie.

   Plus de chance que moi, car, bien que cités par feu l'égyptologue français Jean Yoyotte, les deux monuments ne figurent ni dans les notes qu'au cours de ces vingt dernières années j'ai prises de salle en salle ni dans la base de données du site internet du Louvre, en principe bien plus fiable que moi !

   Mais peut-être dans quelque réserve, sous nos pieds ?

   Et seuls, alors, conservateurs, égyptologues patentés et quelques privilégiés ont l'heur de les approcher ...

   Parmi les commentaires que je reçus dans les jours qui suivirent, celui de Montoumès, créateur sur le Net d'un incontournable Dictionnaire encyclopédique à l'Egypte consacré qui, me prenant  amicalement au mot, effectua sa petite enquête ...

   Je ne sais trop si, hors les murs du petit village-rue ardennais dans lequel jusqu'à tard dans mon adolescence je passai de superbes juillets et aoûts parce qu'y vivaient tous mes grands-parents et le reste de la fraterie Lejeune - mon père était pratiquement le seul de la famille à avoir quitté les Ardennes pour préférer la ville -, l'expression est connue.

     Dans la ferme où l'odeur des cochons le disputait à celle des gâteaux et des tartes que nous concoctait notre grand-mère avec les fruits que nous avions ramassés dans le verger étaient nés 7 garçons et 2 filles ; et dans le village, bien des années plus tard, tous les enfants de mes oncles et tantes. De sorte que quand juin finissait à Liège, je n'avais de cesse d'inviter mes parents à prendre le train - nous n'avions pas de voiture à cette époque ! - qui nous  conduirait vers la campagne, vers le bonheur.

   Là, entre autres activités, quand avec certains de mes nombreux cousins nous jouiions à retrouver un objet que l'un ou l'autre avait dissimulé à notre intention, après de parfois longs moments de recherche, fleuraient bon, dans notre babil enfantin, quelques tonitruants "ça brûle ! " dès que l'un de nous approchait de la fameuse cachette.

     Ce furent précisément ces mots tant de fois entendus et prononcés voici plus d'un demi siècle qui me revinrent en mémoire quand je lus les précisions que mon correspondant m'adressait : ça brûlait-il ? Montoumes avait-il eu plus de chance que moi ? Avait-il trouvé Pami ?     

     Oui ! Le cliché qu'il m'envoya le prouvait.

Cercueil de Pami

   Enfin, presque ...

   Sur un site - mais bizarrement pas celui du Louvre, - il avait déniché cette photo du cercueil de Pami, Prophète d'Amon à la XXIIème dynastie. Beau début ; excellente première étape.

Malheureusement, le document n'était assorti d'aucune indication de localisation dans le Musée.

   Et rien encore pour ce qui concernait la stèle qu'également je recherchais ...

   Ne me départissant pas de ma pugnacité mais n'ayant point pour l'instant l'opportunité de me rendre dans la capitale française, je mandai une précieuse lectrice, elle même conceptrice de cet excellent blog qu'elle a intitulé avec beaucoup d'humour Louvreboîte, de bien vouloir collaborer à cette double quête.

   Sur son acceptation, je n'avais aucun doute, pour autant qu'elle fût à Paris, bien évidemment. Mais la photo que je lui envoyai serait-elle suffisante pour lui permettre de  mener à bien ses investigations ?

   C'est ce que nous apprendrons, mardi prochain, pour pouvoir  éventuellement mettre ici un point final, semblable à ceux que Georges Simenon et Agatha Christie apposaient au terme des enquêtes romanesques que je dévorais quand j'avais pris la décision de ne pas nécessairement aller cueillir myrtilles et airelles ou participer aux jeux de mes cousins, dans ce petit village de nos Ardennes belges, sous le soleil de mes juillets et août d'adolescent ...


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