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Centaure - Valéry Meynadier

Par Elora

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Auteur :
Valéry Meynadier
Date de parution :
2010
Editeur et collection :
Chèvre Feuille Etoilée
Nombre de pages :
175
Nombre de chapitres :
37
Genre :
Contemporain / Drame
Avis :
 Anne-Marie est une femme blessée au plus profond d'elle-même. Elle essaie tant bien que mal de se reconstruire malgré le mur d'incompréhension qui se dresse face à elle et ce qu'elle a vécu. Elle s'invente Centaure, ce personnage fictif qui l'aide à se raisonner et à se reconstruire.
Evidemment, traiter du viol et de la prostitution du point de vue d'une femme les ayant vécus, c'est courageux. Evidemment, la banalisation, incarnée par le frère d'Anne-Marie, de ce genre d'actes est douloureux pour les femmes.  Reconnaissons au moins cela à ce livre.
Que dire du style ? Dans l'ensemble, la narration est bien confuse. Nous trouvons trop peu de marques temporelles. Les changements de narrateurs sont extrêmement difficiles à suivre. A tel point que dans certains chapitres, savoir qui est le narrateur (enfin, on sait qu'il s'agit très souvent d'une narratrice...) relève d'un défi périlleux. Comme quoi, même dans un livre de 175 pages, il est facile de perdre le lecteur... Et c'est dommage ! De plus, le résumé de la quatrième de couverture indique un "roman-document"... Il est vrai que le début de l'histoire d'Anne-Marie ressemble fort à une simple description objective où l'écriture est finalement trop neutre. On ne ressent aucune implication de la narratrice alors qu'elle est censée avoir vécu ce viol ! Finalement, le vocabulaire tend peu à peu vers une trop grande vulgarité tout aussi désagréable si ce n'est plus. Vouloir plonger le lecteur dans une ambiance triste, violente, glauque...oui et c'était même ce qu'il fallait faire mais c'est aussi bien de savoir le faire sans tomber dans les clichés bien trop classiques. Certains liens auraient dû se faire d'eux-même.
Dans ce roman, s'attacher aux protagonistes est loin d'être aisé car ils semblent tous très superficiels. Valéry Meynadier n'use d'aucune psychologie. S'ajoute à cela le fait que l'on finit par ne plus savoir si ce qui est écrit est réel ou imaginé...
Pourtant, le travail de l'auteur n'est pas à remettre en cause. On sent qu'elle s'est documentée et c'est tout à son honneur. Valéry Meynadier a eu visiblement du mal à se détacher de ses recherches et a laissé transparaitre sa sensibilité de femme. La tentative reste intéressante.
Une fois de plus, je remercie BOB. Je remercie également les éditions Chèvre Feuille Etoilée.
Qui en parle ?
Lecture :
Octobre 2010
PS : Je n'ai aucune problème avec BOB (cf ces 2 dernières chroniques), il s'agit simplement de mauvais choix de ma part. J'ai cru que je trouverais une chose derrière un résumé, j'ai fait une erreur.


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