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Scott Pilgrim Vs The World

Publié le 09 novembre 2010 par Mg

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On l’attendait, ce Scott Pilgrim. Après un buzz énorme, et deux minutes de bande annonce infernale, le pur produit geek de l’année (avec Kick Ass) se voyait repousser aux calendes grecques pour sa sortie française, près de cinq mois après sa sortie US (et un mois après la sortie en DVD là bas). On l’attend donc toujours. Loin d’avoir brillé au box office, il était pourtant taillé pour le succès. Ou comment toute la bonne volonté du monde ne suffit pas.

Scott Pilgrim, c’est un jeune homme de 23 ans vivant à Toronto, jouant dans un groupe, et tombant amoureux d’une jolie américaine, Ramona Flowers. Scott Pilgrim, c’est aussi et surtout un comics book en 6 volumes, par Bryan Lee O’Malley. L’objet culte de ses fans, qui ont donc boostés la promo, hissant le film au top des attentes. Réalisé par Edgar Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz …), Scott Pilgrim conte donc l’histoire d’un jeune homme amoureux qui, pour conquérir sa belle, doit vaincre ses 7 ex. Dur tâche, surtout pour un musicien frêle et peu porté sur la violence. Mais pas d’importance, ici rien n’est réaliste. Au contraire, Pilgrim est l’occasion de déstructurer totalement ce que l’on connaît. Au terme d’un enchaînement de scènes sans retenu (ne ratez pas une séquence!), Wright livre un film décomplexé, décervelé, moderne, novateur, qui nous emmène dans 110 minutes de grand bonheur, avec un Jason Schwartzman ayant enfin un rôle de vilain sans limite. On aime.

Voir Pilgrim affronter ses 7 ennemis aurait pu être d’un ennui mortel, mais le film échappe à la réalité, pour nous rapprocher d’un jeu vidéo grandeur nature. Reprenant les gimmicks des vrais jeux vidéos, le film se construit d’ailleurs en plusieurs rounds/niveaux permettant à Pilgrim d’arriver jusqu’au boss final. Un film blindé aux références, stéréoïdé aux pixels, qui nous en met plein la vue jusqu’au bout, alternant dialogues d’un comique sec et précis, des enchaînements au millimètre, une galerie de post-ados pas encore sortis du nid… Scott Pilgrim célèbre la génération 90′ avec style, et nous diverti de manière inépuisable. Une vraie réussite dans sa gamme, plus complet que Kick Ass, proche d’un film indépendant avec son casting de stars montantes (on ne reparlera pas de Michael Cera!). Bien dommage que sa sortie française soit sacrifiée de manière bien étrange (grosso modo, le DVD sera disponible avant la sortie en salles), pour un film qui n’allait certes pas convenir à tous mais était bien plus solide que ses concurrents. Un film à applaudir donc, confortant l’idée que Wright sait y faire, et on attend la suite avec impatience. Round 2.


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