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Never Back Down

Publié le 18 novembre 2010 par Flow

 

Never Back Down.

(réalisé par Jeff Wadlow)

Le péril jeune.

 

Pourquoi j'écris une critique de cette monumentale croûte me diriez vous? Pour la simple raison que j'en ai marre que les adolescents soient pris pour des écervelés par de tels produits et que, pire, ils s'en contentent. Alors oui, mon petit coup de gueule ne changera rien du tout, je ne suis pas naïf à ce point, mais écrire me procure un effet cathartique que je ne peux pas négliger.

 

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Le film raconte la même histoire que tous les autres du même type (en moins bien). Un adolescent arrive dans un nouveau lycée. Il est évident qu'il en veut à la terre entière (son père est mort à cause de sa négligence), il se frite donc avec le gars le plus populaire et tombe sous le charme, je vous le donne en mille, de sa petite amie. Il rencontre ensuite un maître en arts martiaux qui lui apprendra à gérer sa colère. La belle histoire.

 

 

Cinéma balisé.

Pur produit calibré pour le public adolescent, ce film n'offre aucune nouveauté au genre qu'il exploite. Le récit initiatique laisse indifférent tant les clichés se succèdent (héros beau gosse, bimbo, prof dépressif et très sage, l'adversaire est une sorte de gourou à la Fight Club en plus ridicule, vision de la scolarité aux states, j'en passe. Le coup du père décédé est d'un niveau exceptionnel. Tout le long c'est: Ton papa est un ivrogne. Viens là je te défonce ta gueule! Non je ne me bats plus car je n'aime pas la violence. Ah ouais? Mais ton papa c'est un ivrogne. Je vais te tuer salop! Et j'extrapole à peine. C'est triste.

Si le film n'a rien à dire, il a beaucoup à montrer. Ils savent comment séduire les djeunzs. Des éphèbes et des bimbos donc, auxquels le premier ado en mal dans sa peau venu pourra se projeter, des combats super méga cools qui déchirent filmés façon MTV avec des vues intérieures des corps humains piquées aux experts et consorts et des vidéos you tube. Tout ce qui fait frémir la jeunesse. Alors oui, çà fonctionne mais est ce vraiment de la faute de ceux qui le regarde? Il faut s’interroger.

Ne jamais réfléchir.

Il est facile de dire que de nos jours, les jeunes aiment regarder des programmes débiles, jouer aux jeux vidéos et qu'ils ne s'intéressent plus aux productions dites intelligentes. Mais la faute à qui? N'est on pas responsable de ce qu'on leur donne à regarder. Ne me dites pas qu'il est impossible de créer des films calibrés qui ne sont pas intelligents. C'est faux (voir Karaté Kid). Je suis convaincu que s'il existait plus de films qui respectait leur intelligence et leur goût, ce débat et cette daube n'aurait pas lieu d'être.

Je ne prétends pas changer le cinéma et encore moins savoir quel genre de films correspond le mieux à tel ou tel public. Ce n'est que mon avis: prendre moins les gens pour des cons et commencer à proposer du contenu. Et vous qu'en pensez vous?


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