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Journée Salon

Par Venise19 @VeniseLandry
Journée SalonJ’ai encore un “ouf” empêtré au niveau de la cage thoracique en pensant à cette journée bourrée de rencontres et donc d’émotions. C’est toujours pêle-mêle dans ma tête, comment la transmettre alors ? La tendance serait-elle d’y aller par chronologie ? Essayons !
Samedi, 13 h 00, c'est au pas de course que nous nous dirigeons vers le kiosque Hachette pour adultes. Heureusement, notre explorateur BD, (Pierre-Greg) nous intercepte et nous indique le kiosque Hachette pour la jeunesse où Marsi est attendu pour sa séance de dédicaces, Surprise, il y a déjà du monde qui attende ! Quelle bonne nouvelle, pourrait-on dire, si ce « petit monde » n’était pas en ligne pour Zep, auteur de Titeuf, auteur archi connu qui a sa séance juste après Marsi ! « Êtes-vous Zep ? » demandaient certains enfants, malgré que Marsi ne ressemblait pas du tout à leur idole. C’est dire la hâte agitant ces enfants ! La personne qui s’occupait du kiosque, un libraire de Planète BD a eu la délicatesse d’écarter les enfants, afin de ne pas empêcher l’affluence (!) des admirateurs de Marsi. Mon homme déjà occupé à bavarder et dédicacer l'album de ce chaleureux libraire, j'empoigne courageusement mon plan et ma feuille de route, laissant là mon héros à sa séance d'humilité et, aussi fébrile que les enfants que je venais de rencontrer, je me jette vers l’escalier menant au kiosque de Louis Hamelin.
En déambulant, je doute encore un peu. Je m'apprête à poser le dernier geste de m’approprier une lecture exigeante, ne serait-ce que par sa longueur sans même y ajouter la profondeur (600 pages). Pour moi, le plaisir d’attendre est presqu’aussi grand que la rencontre avec l’écrivain, j’aime sentir la ferveur circuler parmi les rangs. À l’avance, ces lecteurs partagent un point commun, le désir de « La constellation du lynx ». L’homme derrière moi en parle allégrement avec son compagnon, il achève le bouquin. Lecture aussi intéressante qu’ardue, affirme-il. Éviter de lire que dix pages à la fois au risque de rater certains liens entre les innombrables retours dans le passé (flashbacks). Toujours devant la chaise vide que devrait occuper l'auteur, il finit par se présenter à la course, s’excusant de son retard. Je l’imaginais aussi grand que son œuvre, il est petit, sa voix me fascine, une douce mélodique, quasiment un accent féminin. J'y vois une qualité, mais pas certaine du tout qu’il l’entendrait ainsi ! Peu de temps nous est alloué pour ce tête-à-tête devant public, enfin devant l'auteur, mes mots déboulent nerveusement. Grosso modo, je lui déclare que jusqu’à date je l’ai plus vu que lu, à preuve, je l’ai raté à son atelier donné dans le bois durant les Correspondances d’Eastman. Je le regrette encore et toujours. Je repars avec cette dédicace « Pour Venise, en souvenir des rencontres arrivées, ou pas ... Merci ! ». J’ai été me cacher pour la lire, des mots manuscrits adressés à soi par un écrivain fait naitre une vague de chaleur au niveau du cœur.
Pas une minute à perdre, il m’en faut une autre, je n’ai pas encore ma dose ! Direction vers le très central et très achalandé kiosque « Libre expression » pour Une vie à aimer. Juste ce titre m’aimante. Sa réputation n’est plus à faire comme journaliste, mais moi, c’est l’auteur, donc l’humain, qui m’intéresse. Tout me porte à croire que Michel Jean se dévoilera par cet écrit. Je réalise rapidement, en joignant la file, que fans rime avec femmes. Faut dire que « Une vie à aimer est un hommage aux femmes, le portrait poignant d’un homme qui jette un regard lucide sur le monde, sur les gens qu’il a croisés et, surtout, sur lui-même.
« Un livre d’homme qui pourtant ne parle que de femmes. Bonne lecture ! » si vous sentez concernés par cette dédicace, rien ne vous empêche de la faire vôtre !
Je me sens à l’avance très émotive pour ma visite prochaine à Gil Courtemanche, suivi de près par celle à Jean-François Beauchemin. Je ne me cache pas que ces deux noms servent d’hameçon jeté dans votre eau afin que vous replongiez pour la suite demain. L'on dit maintenant que le lecteur est un butineur, que son attention se lasse rapidement, première raison pour scinde mon texte. Et également, le lancement « Partie de pêche » qui mérite sa place d’honneur, je ne suis quand même pas pour vous l’expédier à mille mots à la minute !
À noter :
Notre ami Pierre-Greg nous entretient de sa vingtaine de dédicaces à la Lucarne à Luneau. Il a aussi assisté au lancement, vous aurez donc bientôt deux versions du même événement !

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