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"Holiday" : quand tu seras débloquée, fais-leur signe!

Par Vierasouto


Pitch.
Un quinquagénaire, candidat au cocufiage, vient passer un WE dans un hôtel de luxe afin de débloquer sexuellement son épouse trop jeune et jolie pour lui, trimballant aussi sa belle-mère nympho. Mais un meurtre se produit dans la nuit...

Bon! ça va être difficile de trouver une qualité à ce film qu'on dirait sorti du formol des comédies lourdingues qu'on produisait il y a 25 ans
, sans idée aucune de mise en scène, le scénario aussi plat qu'une planche, comptant uniquement sur le comique de situation, les gags, avec des acteurs excellents comme ici JP Darroussin qui n'arrive à rien dans de ce rôle de beauf cocu en puissance. Le sujet est, comme le dit élégamment l'affiche, une comédie non pas policière mais "polisexe", ce qui ne veut rien dire sauf qu'on va parler de cul entre deux cuites sur fond d'une enquête molle manière Agatha Christie, tous les personnages enfermés dans un lieu clos, en l'occurrence un hôtel Relais et Châteaux en basse saison. Le tout étant censé faire rire et bien davantage si l'on a pas l'estomac trop sensible de voir vomir les personnages les uns après les autres quand on ne vous repasse pas le plan des dents gâtées du détective maison.
photo MK2
  Passons sur l'ouverture et le flash-back, un homme se retrouve hébété dans une pharmacie et se souvient deux jours auparavant comment sa vie a basculé... D'abord, on voit arriver un trio, Darroussin, Balasko et Godrèche, on imagine qu'il s'agit des parents et de leur fille, mais non, on met quelques minutes à comprendre que Darroussin/Michel est marié à Godrèche/Nadine qui a emmené sa mère/Christiane jouée par Balasko. Quand on a admis ce couple improbable, on assiste à une scène d'une misère absolue à tout point de vue : le vieux mari qui n'arrive pas à faire jouir sa femme trop jeune pour lui et pourtant, ils sont venus dans cet hôtel pour ça : afin que jolie Bobonne retrouve son sacro-saint orgasme conjugal perdu il y a aujourd'hui deux ans. Mais, comme le laisse entendre l'intéressée, le diagnostic est encore bien pire, c'est son époux qu'elle ne désire plus, on se demande bien pourquoi quand on voit le crâne dégarni et la scoliose du mari, son expression de bon toutou affolé qui a perdu son os... 

photo MK2
 
Bref! dans ce hôtel sinistre appartenant à une cantatrice célèbre, on traite les clients venus payer moins cher en basse saison par dessus la jambe, pas de serviettes éponge, du bruit à tous les étages. Autour d'un meurtre tardif qui n'intéressera personne, on y réunit une cour des miracles avec une galerie de personnages empruntés à Agatha Christie version trash, le point commun étant que les femmes sont toutes des nymphos et les hommes des pauvres types vantards. La mère trouve un étalon qui la cogne dans le jardin de l'hôtel, elle adore, l'épouse dégote un gynéco pleurnichard qui la débloque "avec les doigts", une cliente a l'habitude d'enlever sa culotte dans le couloir de l'hôtel, etc... Dans l'intervalle, on a concoté une scène un peu moins loupée que les autres, toutes proportions gardées : Nadine participe à une soirée échangiste avec un couple dont le mari est nain, elle réalise que si elle enlève un D à son nom ça fait naine, elle s'est rasé le pubis pendant la partouze, ravie de constater que, défoncée, elle n'a plus mal à la tête, ce qui est drôle dans cette scène? la fin des migraines de Nadine interprétée par une Judith Godrèche dont ces rôles de femme-enfants sont la spécialité et qui s'en sort ainsi nettement mieux que les autres comédiens qui rament.
Un film indigeste et pénible, dont on imagine que le réalisateur qui était plutôt versé dans les films sombres par le passé a voulu faire un film original, sortant du lot, à la fois loufoque et trash tout en utilisant une vague trame policière. Difficile de trouver pire en ce moment...


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