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Street art, rue des thermopyles, Pierres qui roulent

Publié le 17 décembre 2010 par Petistspavs

L'image est une photo signée... moi.
C'était cette époque passionnante. La rue des Thermopyles, dans le XIVème, explosait de couleurs, de formes, de jaillissements anarcho-poético-ados. J'y repense ces jours-ci, alors que Banksy, artiste de rue à ses débuts, devenu une sorte de Zorro de l'art friqué (personne, sinon ses proches, ne connait son visage, ce qui me fait marrer, au mieux, mais c'est partout dans la presse et ça ne m'intéresse pas plus que ça) sort son film ambigu, payant sa dîme à Marcel Duchamp, à Andy Wharol et à Wall Street.
L'art des rues (les graffitis...) me passionne. J'ai eu plusieurs occasions d'en témoigner ici. Cette impression que, certaines nuits, comme des cheminots fantasques, des artistes ou prétendus tels, jeunes ou vieux, sortent la bombe de peinture à la main, jeter des éclairs et des nuages de couleurs sur les murs gris de Paris, ma ville, me font au regard une sorte de détresse gaie, vous voyez ? me font au cœur une sorte de nostalgie bête d'un monde doux, coloré, amical, joyeux.
J'aime qu'on souille les murs de couleurs bancales et de formes imparfaites, qu'on se les approprie, comme si les murs de la ville était notre bien commun et non la chasse gardée de JC Decaux, mobilier urbain tarifé. Le street art n'est pas tarifé. Le plaisir est gratuit et gratuit l'instant où tu stationnes devant une œuvre éphémère pour embrasser une fille qui te plait, juste à ce moment là.
L'art des rues ne vaut rien, tant pis pour Banksy, j'ai l'impression que ses (belles) réalisations à 200.000 € pièce sont allées habiter ailleurs.
Par hasard je tombe sur ce titre, tout à fait par hasard : "Rimbaud, Verlaine et Mallarmé partent pour 1,5 million d'euros". C'est chez Sotheby's. Qu'ils aillent bien bien se faire foutre (ni Rimbaud, ni Verlaine, ni Mallarmé) et se faire bouffer par leurs propres chancres, tous ceux qui réduisent un coup de pinceau à l'image désirable d'un billet de banque.

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But what can a poor boy do
L'illustration sonore est signée des Stones. Ça fait un moment que j'ai envie d'introduire les Stones ici, car malgré les écarts déplorables et récents de leur lead guitarist dans son prétendu bouquin, ils restent dans mon imaginaire les rebelles inflammables de ma jeunesse lointaine. Un peu comme Banksi (Banque si quoi ?) que je veux, son talent aidant (très réel), croire un rebelle. Il y a ces mots qui me parlent dans Street fighting man :

But what can a poor boy do
Except sing for a rock and roll band?


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