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Pétrole : l’émotion et la pitié

Publié le 16 janvier 2008 par Erwan Pianezza

Qui émeut vivement, excite une émotion intense, souvent pénible (douleur, pitié, horreur, terreur, tristesse“. Telle est la définition, selon Petit Robert, de l’adjectif Pathétique : c’est le terme qu’employait hier Hillary Clinton, candidate à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle aux USA, explicitant son point de vue sur la visite de Bush au Moyen Orient.

Le président Bush est dans le Golfe, quémandant aux Saoudiens et aux autres de baisser les prix du pétrole. C’est pathétique“, a estimé Clinton au cours d’un débat télévisé. L’actuel président des USA, en fin de mandat, est allé griller ses dernières cartouches en Arabie Saoudite, où il a tenté de ramener les princes à la raison : Il faut baisser le prix du baril, demande sans rire le chef de la Maison Blanche, probablement inconscient de la réalité géologique. Certes il reste encore aux actuels responsables de l’Amérique du Nord à tenir quelques mois, et en quelques mois il peut se produire beaucoup de choses : mais à long terme, il va falloir sérieusement revoir ce fameux mode de vie américain, de gré ou de force. Et comme l’expriment de nombreux commentateurs, ce sera plus facile de gré.

Nous voilà donc rassurés d’entendre, enfin, un candidat proposer de lui-même des solutions alternatives, c’est ce que propose Hillary Clinton, qui n’a pas eu besoin de Nicolas Hulot pour réfléchir à la question. Elle a plaidé pour une autre politique énergétique pour ne plus dépendre du brut étranger. “Cela et beaucoup d’autres choses seront la tâche de notre prochain président“, a-t-elle ajouté. Cette citation de Clinton, souhaitons-le, fera date dans l’histoire de la présidentielle américaine et espérons qu’un “éclairé” comme Hulot arrivera à point nommé pour hisser le sujet en haut des débats.

Le président George W. Bush a dit mardi espérer un geste de l’Arabie saoudite pour contenir les prix du pétrole qui font “souffrir” l’économie américaine menacée de récession. Les Saoudiens n’ont donné publiquement aucun signe qu’ils allaient satisfaire les attentes de M. Bush, pas plus sur le sujet d’une augmentation de la production de pétrole. (Source : AFP)


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