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Poltergeist

Publié le 27 décembre 2010 par Flow

Poltergeist. (de Tobe Hooper)

Mélange des genres.

 

 

Étonnante coopération que celle de Steven Spielberg et de Tobe Hooper pour ce film qui cause d'esprit vengeur très remonté. En 1982, le maître du film d'horreur glauque (Massacre à la Tronçonneuse) s'allie au maître de l'entertainment (Jurassik Park, Indiana Jones, E.T) pour donner naissance à ce film hybride...entre divertissement familial et film de genre justement.

 

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Le scénario de ce film est classique et efficace. Une famille américaine typique vit dans une banlieue américaine typique. Une belle et grande maison, un père aimant qui travaille pour nourrir une femme au foyer (pas tellement désespérée) élèvant ses trois enfants (une ado, un jeune garçon et une magnifique petite fille blonde). En gros, le parfait exemple conservateur de l'american way of life. Mais ici, pas de critique ou d'apologie de ce dernier. En effet, le sujet est ailleurs. Leur quotidien banal est bouleversé par l'apparition de plus en plus menaçante de phénomènes paranormaux.

 

Tobe Hooper: maître de l'horreur.

Ce film ne fait jamais trembler car la patte de Spielberg est trop présente pour cela. Mais pourtant, le réalisateur parvient à instaurer une belle ambiance, entre suspense et (petits) frissons, certes très loin de celle du film traitant de la famille de dégénérés Texans. Ainsi, plusieurs séquences font amènent le long métrage vers la bonne série B. Par exemple, lorsque l'esprit s'amuse à terroriser l'employé de la psychologue, ou lorsque cet arbre menaçant prend vie, ou encore la sortie de terre de squelettes menaçant. L'esthétique rappelle l'horreur mais sans y inscrire totalement le film. Il faut saluer cette performance car Hooper a réalisé un film familial sans renier son univers.

 

Steven Spielberg: créateur d'ambiance depuis (au moins) 1851

D'un autre côté, Spielberg, qui est producteur sur le film, impose sa vision du divertissement familial. A chaque instant on reconnaît la philosophie du bonhomme. A tel point qu'une polémique a vu le jour afin de déterminer s'il n'a pas réalisé le film lui-même. Mais de cela, on s'en fout un peu. L'important c'est ce mélange des genres. A aucun moment on a peur pour la vie des personnages. Eux même n'ont jamais peur. Au début, ils s'amusent des apparitions, puis on tend vers le drame familial avec la disparition de la petite Carol Anne et les tentatives pour la récupérer. La Spielberg Touch appliquée à un film de genre en somme.

 

En conclusion, ce film est un hybride qui réussit sur les deux tableaux. A la fois divertissement sans prise de tête et film d'horreur de série B, il se regarde en famille, en couvrant les yeux des plus jeunes lors des scènes gores. Ce genre d'association, Spielberg la reproduira deux ans plus tard avec Joe Dante pour son génialissime Gremlins et plus tard (la SF remplaçant l'horreur) avec Robert Zemmeckis pour Retour vers le futur. Aujourd'hui encore, il continue la production mais d'un autre genre (Mickaël Bay et ses robots sans âmes) qu'il vaut mieux occulter. Le succès de Poltergeist s'explique par cette association insolite, hélas trop rare.

 

 

 

Les+:

- L'harmonie des deux genres: divertissement et horreur.

- Pour toute la famille.

- La bouille de la petite Hellen O'Rourke (hélas disparue)

 

Les-:

- Trop classique?

Note:

2

 


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