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The Last Airbender

Publié le 28 décembre 2010 par Mg

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Aïe, aïe, aïe… On se demande presque ce qu’il est advenu de M. Night Shyamalan, quasiment autoproclamé nouveau Spielberg (en réalité, fan de), qui après le déroutant Sixième Sens et le sublime Incassable avait eu la bonne idée de chuter petit à petit jusqu’à s’oublier dans ses propres idées (Phénomènes…). Mais « Night » n’en avait pas fini avec son public, et a donc sorti de son chapeau un dessin animé pour gosses, version moderne sans doute de nos produits du terroir des 80′ remasterisé à la sauce manga (‘hachement plus dans le mood..), soit Avatar. Oups, cet Avatar de télévision ne pouvant décemment pas sortir comme cela face au monstrueux film de James Cameron, nous voici avec The last Airbender, Le Dernier Maître de l’Air dans nos contrées.

Et c’est là que nous remercions « Night » (on se sent proche de lui dans sa descente) de nous confirmer sa perte totale de magie, en tentant de nous démontrer tout son savoir en reprenant le moule d’un Narnia coiffé du Karaté Kid et d’un vague mythe de quatre peuples vivant autour de 4 éléments (eau, terre, feu, air), évidemment classé à la va-vite (méchant, gentil, pas si méchant, pas trop gentil…) pour une course poursuite à la Dragon Ball Z (le film, pas le dessin animé…) à dos de baleine volante (merci Cocoon a posteriori). Où quand un enfant est retrouvé prisonnier des glaces (aka Captain America… mais arrêtons les comparaisons..), on voit en lui le prophète (un Prophète? non…) qui rétablira la paix sur la planète et entre les quatre peuples (-titre de film quelconque-). Voilà les bases d’un film de fantasy à peu près aphone, sans réelles autres ambitions que d’offrir à un jeune public sa dose de combats martials, ici plus proche de la tectonique avec câbles (assez mal dissimulés). La magie n’opérant que pour les enfants, et encore à doses restreintes, on évitera de s’y coller trop longtemps. On est devant un Shyamalan de pauvre facture, véritable produit de commande d’une sous-culture sans doute encore trop fraîche pour avoir eu le temps d’offrir un contenu lisible. Heureusement que les Pokémons n’ont pas encore leur film live…

Shyamalan, déception donc. Entre des décors de pacotille et des interprètes à côté de leurs pompes, le réalisateur anciennement génial s’incruste dans le cocon hollywoodien des réalisateurs au kilomètre, alignant les heures de tournage sans réellement créer quelque chose, pensant trouver la rédemption avec de plus gros budgets. Comme le prouve ses propres productions (Devil, à venir), il vaut mieux retourner aux bases de son cinéma pour se redécouvrir. Pas besoin d’épiloguer, ce Maître de l’Air a beau être le dernier, on aurait aimé s’en passer. En 2009, nous avions un DBZ particulièrement affreux, en 2010 nous aurons celui-ci. Les adaptations de dessin animé n’ont pas encore trouvées leur maître (qui a dit Michael Bay???).


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