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land of few

Publié le 28 décembre 2010 par Hoplite

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"Christophe Barbier ne dirigera pas Le Monde

Depuis le départ annoncé d'Eric Fottorino, le journal Le Monde attend son nouveau pilote. Parmi les noms qui circulent depuis quelques jours, celui de Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L'Express. Flatté mais catégorique: il dément. "

Ha, ha!

En passant, Christophe Barbier a la tronche de ce qu’il est, un loufiat obséquieux, un chef de rayon de Darty surpris en plein harcèlement sexuel sur une caissière, un sommelier de chez Tricatel, un VRP en sex-toys collectionneur d’Alix et secrètement amoureux d’Enak, un chef scout qui tape dans la caisse, un fayot d’internat, un conseiller bancaire qui fourgue des bons à  échéance décennale à une centenaire, un petit ramasseur de balles de Roland Garros  ayant subi une poussée de croissance cet été, un faux derche de chambrée, une balance d’infortune carcérale, un kidnappeur de caniches de beaux quartiers, un gigolo  à mémères cannoises, un infirmier à domicile couché sur testament, un croupier de casino de polder, le gars qui se fait porter malade à chaque corvée, le marié du jour qui prend pour témoins les amants de Madame, le gendre à la Feydeau, un démarcheur en assurances éphémères dont le siège est à Panama City, un entraîneur de patineuses.

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Pendant, donc, que l’Express suit de prés la marche du Monde (dont les réjouissants commentaires d’abonnés quasi-systématiquement hostiles à la ligne éditoriale bureaucratique bien-pensante du journal doivent commencer à donner quelques migraines à tous les cuistres du genre Marcelle ou Glucksman), voyons celle du monde, le vrai. Et "cessons de diaboliser les roulottes", bordel!

Chaque mois, aux Etats-Unis, ce sont toujours plus de « petits actionnaires » qui quittent les marchés financiers  laissant aujourd'hui plus de 70% des transactions aux mains des grandes institutions et autres high frequency traders (HTF ou logiciels d’achats et de vente d’actifs financiers intervenant à la moindre fluctuation de cours et sans le contrôle direct des opérateurs bancaires). La finance anglo-saxonne est moribonde et l’année qui vient va voir chuter l’empire Américain dans un chaos financier, politique, social, géostratégique inédit depuis les années trente (et 1492?) et, avec lui, la fin d’un monde occidentalo-centré et l’essor probable d'outsiders, les fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), dans un plurivers qui aurait réjouit Carl Schmitt : un nouveau nomos de la Terre, rien que ça !

Saint Métis Barack Obama (SMBO), malgré toutes les mauvaises raisons qui l’ont conduites au pouvoir (malhonnêteté foncière de la mafia Bush et eugénisme racial métissolâtre) ne dit pas uniquement des conneries à usage interne : en Mars 2009, il assène aux banquiers américains (ce gang de requins) « mon administration est la seule chose entre vous et les fourches ». Et, effectivement, il se pourrait que celle-ci fut le dernier obstacle entre la colère légitime de 60 millions d’américains (au moins, les plus démunis, c’est-à-dire ceux qui survivent de bons alimentaires en vivant d’expédients et ne voyant plus aucun espoir dans l’Etat fédéral alors que 2009 fut une année record pour les bonus de traders...), les millions d’armes à feu que ce peuple, dans sa grande sagesse, a su conserver et le gang de requins en costards. 

Les américains vont connaître dans les années à venr (2011 et surtout 2012) une récession terrible, une paupérisation générale majeure, d’autant plus dramatique que nombre de ceux-ci croient encore vivre in the land of plenty…Nul doute que les tenants du pouvoir américain (classes favorisées, banquiers, grandes industries et militaires) se prêtent docilement à un exercice de réduction des déficits qui se traduirait inmanquablement par une perte brutale de leur pouvoir et de leur richesse... On peut donc imaginer sans trop d’effort une succession de crises sociales de grande ampleur dans un climat chaotique de paupérisation générale et drastique. Qui ne saurait, bien entendu rester confinée au continent américain, globalisation aidant, et ne pas diffuser à l’ensemble de la sphère d’influence de la finance anglo-saxonne, Europe en particulier.

L’Europe va donc avoir rapidement le choix entre couler avec l’« allié » atlantique en faillite ou repenser l’ensemble de ses politiques géostratégiques, économiques, militaires et énergétiques en se tournant naturellement vers ces outsiders qui n’en sont plus…

Not « the land of plenty », but « the land of few »...

(photo: des revolvers confédérés...)


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