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Anecdotes de sortie

Par Polidjin

Anecdotes de sortie

Tout d’abord, une bonne année à tous et toutes, en espérant que ce blog soit un peu plus actif en 2011 !

Les chatons ci-dessus ne sont pas là pour figurer une carte de Noël trognon, mais pour présenter une des 3 sorties plutôt insolites repérées par Ver de Livre :

  • Vous connaissiez peut-être Pride and Prejudice and Zombies, soit le classique de l’anglaise Jane Austen arrangé à la sauce horrifique par Seth Grahame-Smith. Eh bien, son éditeur Quirk Books, dont la collection Quirk Classics se spécialise dans le mash-up des classiques et de l’horreur – d’autres titres ont été publiés, tels que Abraham Lincoln, Vampire Hunter ou Android Karenina -, ajoutera en mai à ces titres… The Meowmorphosis. Il s’agit bien évidemment de la reprise (par Coleridge Cook, pseudonyme d’une blogueuse et romancière) de la nouvelle kafkaïenne, où Grégor Samsa se transformera donc, non en cancrelat, mais en chaton… Gageons que ce détail risque de donner une autre atmosphère à l’histoire fantastique !
  • L’auteur anglais James Frey s’apprête à se faire des amis. Il prépare en effet la sortie en avril de son prochain livre, intitulé The Final Testament of the Holy Bible, rien de moins. Et voilà comment est présenté ce roman sur son site officiel :

‘They say the Messiah is alive.
He is living in New York.
Sleeping with men.
Impregnating women.
Euthanasing the dying, healing the sick.
Defying the government and condemning the Holy.

If you met him.
And he changed your life.
Would you believe?’

Un Jésus profitant des joies de la chair (des deux sexes), ou pratiquant l’euthanasie… Si ces détails ne doivent être (on l’espère) que cela,   des détails (ou du moins ne pas être que des ingrédients de buzz), il est fort à parier qu’ils risquent de faire polémique.

  • La polémique a déjà débuté au sujet d’une nouvelle édition du classique de Mark Twain, Huckleberry Finn. Une maison d’édition américaine, New South Books, a en effet annoncé sa prochaine publication d’une version épurgée du roman, éliminant toutes les occurences du “n-word”  (“nigger”, terme offensant envers les Noirs, et absolument tabou aux Etats-Unis), soit exactement 219. Son éditeur, le professeur Alan Gribben, justifie la nécessité de cette modification par la difficulté d’expliquer aux élèves américains la présence d’un tel terme. Cela n’a pas empêché un déchaînement de critiques contre ce qui est considéré comme une censure de ce monument littéraire national. D’autant que le terme en question est remplacé par celui… de “slave”, en une sorte de confusion entre la couleur de peau et la condition des Noirs de l’époque (comme le fait remarquer David L. Ulin, du L.A. Times).  La dérision a elle aussi sa place, sur Internet et dans les talk-shows comiques, notamment : des malins suggèrent de changer le titre Moby Dick en “Moby Penis”, ou de remplacer le “n-word” par “intern” (stagiaire), terme actuellement assez proche de “slave”…

Image : Licence Creative Commons, par mathias-erhart


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