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Top 10 du Caméléon

Publié le 08 janvier 2011 par Hunterjones
Top 10 du CaméléonL'un des artistes qui a défnitivement bouleversé ma vie par son art est David Bowie.
En 1985, il était un chanteur parmi tant d'autres. Un artiste dont j'avais remarqué les yeux décolorés sur la pochette de Scary Monsters (and Super Creeps) et dont j'avais aimé les morceaux China Girl et surtout Modern Love quand j'étais en 5ème année. Un artiste de deux bonnes chansons, san plus
Maintenant que j'entrais à l'école secondaire, en 1985, que je découvrais les filles (et vice-versa) c'était, ironiquement, un personnage à la personalité sexuelle ambigüe qui allait séduire mes oreilles. Grand fan de The Smiths déjà, j'étais donc inconciemment préparé à craquer pour un musicien à la virilité nulle.
Top 10 du CaméléonC'est en voyant le clip de Loving the Alien que le ciel s'est ouvert pour moi. D'abord ce visage bleu surplombé d'une tignasse blonde m'avait saisi. Puis ses musiciens dans des costumes de créatures du Dr. Who. Et finalement mais surtout cette chanson que je jugeais alors la meilleure de tous les temps (aaaah! l'intensité adolescentine...) . Encore aujourd'hui quand commence "...but if you praaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaay..." j'ai toujours un grand frisson.
J'ai par la suite suivi sa carrière (à rebours d'abord) et j'attends toujours impatiemment un nouvel effort que je souhaite orienté vers le jazz.
Voici un top ten, tout ce qu'il y a de plus personnel, des albums qui mériteraient une oreille si Bowie avait à mourir demain.
10-Lodger (1979) . Dernier album de la trilogie berlinoise tricotée avec Brian Eno. Album dont l'impact n'a pas été à la même hauteur que les deux albums précédents et à cause de sa facture plus expérimentale. Belle touche d'éxotsime dans les titres Yassassin et African Night Flight. La chanson Move On se trouve à être All the Young Dudes, qu'il avait composée pour Mott The Hoole dix ans auparavant, musicalement jouée à l'envers. Mes morceaux préférés restent Fantastic Voyage, Red Sails, Look Back in Anger et la mégalomane D.J.
Top 10 du Caméléon
9- Outside (1995) Album concept racontant l'histoire du détective Nathan Adler, chargé d'enquêter sur l'Art-Crime, un nouveau courant artistique utilisant le meurtre comme une forme d'art, dont la dernière victime est une jeune fille de 14 ans, Baby Grace Blue. Retrouvailles de Bowie et Eno. Ambitieux projet qui tentait d'entrer dans la cyberréalité grandissante mais dont les textes n'ont fait que révéler la relative ignorance du presque quinquagénaire Bowie sur le sujet. Musicalement, le mélange de jazz, de funk, de pop et de punk électronique ont beaucoup mieux vieilli que les textes. Les quatres suites promises à ce projet avec Eno n'ont jamais vu le jour depuis. 2011?
Top 10 du Caméléon8-Aladin Sane (1973) Titre qui fait référence à la schyzophrénie de son frère et que Bowie craignait. Il  cachait ses dédoublements de personalités dans les multiples personnages qu'il se créait. Premier album après le phénoménal succès de Ziggy Stardust. Toujours accompagné de ses Spiders From Mars, cet album  marque l'apogée de sa collaboration avec le guitariste Mick Ronson et la première apparition au piano du jazzman Mike Garson, qui apporte de la classe et des percées d' avant-garde jazz à la musique de Bowie.
7-Diamond Dogs (1974) Cet album devait au départ être une adaptation musicale du célèbre roman de George Orwell, 1984. Devant le refus des héritiers de l'écrivain de céder les droits de l'œuvre, Bowie a réorienté le thème de l'abum tout en conservant l'idée d'un futur proche dominé par une dictature. Enregistré à New York et en Italie, cet album a un parfum de science-fiction fort agréable.
6-Scary Monsters (& Super Creeps) (1980) Il substiste de larges échos de la trilogie Berlinoise sur cet album. Nottament dans la guitare tordue de Carlos Alomar. Les influences japonaises dont parlait Bowie sur Heroes trois ans auparavant apparaissent ici. La néo-romantique Ashes to Ashes sera un gros succès grâce à son clip qui naît en même temps que MTV.  Bowie livre un album faisant la synthèse entre sa période précédente et la suivante. Il déclare enterrer définitivement tous ses monstres apparus dans les années soixante-dix dont le plus remarquable : Ziggy Stardust.
Top 10 du Caméléon
5-Station to Station (1976). Album enregistré à la vitesse d'un train (d'où la réfférence dans le titre) alors que Bowie était sur la cocaine en tout temps. Bowie y mélange la musique soul et funk de son précédent album tout en expérimentant avec les synthétiseurs et les rythmesmotorik, sous l'influence de groupes allemands comme Kraftwerk ou Neu!. Volonté expérimentale qui culminera dans les trois albums suivants de Bowie.
Top 10 du Caméléon4-Hunky Dory (1971). Cet album est le premier de David Bowie chez RCA, qui sera sa maison de disque pour la décennie. Habile mélange de guitare acoustique et de guitare électrique. Rarement Bowie ne sera aussi délicat sur un album. Il tend la main à des superstars d'Amérique afin de se faire un nom. Ce qu'il réussira un an plus tard. L'un de ses titres reste l'un de ses plus populaires à vie. Un passage de ce morceau est même cité en ouverture d'un film culte de mon adolescence.
3-The Rise & Fall of Ziggy Stardust & The Spider From Mars (1972). Inspiré du chanteur Vince Taylor qui en faisait définitivement trop et du mime Marcel Marceau, Bowie créé le personnage de Ziggy Stardust, star androgyne du futur, accompagnée par les Spiders from Mars, groupe composé du guitariste Mick Ronson, du bassiste Trevor Bolder et du batteur Mick Woodmansey. Quelques mémorables morceaux sur cet album qui a lancé Bowie à travers le monde.
Top 10 du Caméléon2-Heroes (1977). L'album enregistré à Berlin-Ouest est l'apogéé  de la collaboration Eno-Bowie-Iggy Pop. Deuxième album de la trilogie, des chansons sont en langue allemande et une claire référence au Mur de Berlin se retrouve dans les paroles de la chanson titre. Album de la démesure, de la tentative (ratée) de désintoxication et qui marque la fin du mariage de Bowie avec sa femme d'alors. Album d'ambiances que je savoure toujours dans son intégralité 34 ans après sa sortie. 
Top 10 du Caméléon1-Low (1977). Premier album de la trilogie de Berlin. Dans cette ville encore meurtrie par les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale Bowie (avec Iggy Pop, Tony Visconti, Carlos Alomar et Brian Eno) va produire les albums les plus singuliers de sa carrière. Low en est la première pierre. Baveuse offrande alors que la moitié des pièces sont instrumentales, donc non jouables à la radio commerciale. Tentative de Bowie de reprendre contrôle sur son univers. Fabuleux voyage ayant trouvé beaucoup d'écho chez l'auteur de ses lignes.
Bonne fête Bowie.
D'un fan fini.

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