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« Le Licenciement, et après… » photographies Pierre-Olivier Mazoyer

Publié le 09 janvier 2011 par Philippe Cadu @ContempodeLArt
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La Maison Commune Emploi Formation de Toulouse Bellefontaine, présidée par Monique Iborra, présente une exposition photo de Pierre-Olivier Mazoyer.

Présent au festival Manifesto 2010, Pierre-Olivier Mazoyer, est remarqué pour une série de portraits intitulée : « Le licenciement, et après… ».

Il a rencontré les anciens salariés du bassin de Montauban, les anciens Bouyer, les anciens Capelle, les anciens Valéo…, cinq-six ans après leur licenciement et des ces rencontres sont nés des portraits sobres et dignes où le texte et l’image sont mêlés.

C’est cette très belle exposition que vous pourrez voir à la MCEF de Toulouse du 10 au 28 janvier 2011.

En clôture de l’exposition, la Maison Commune invite Mireille Bruyère, Maître de conférence en économie à l’université de Toulouse-le Mirail.

Le jeudi 27 janvier à partir de 18 heures, elle interviendra sur le sujet des politiques de l’emploi : Comment ont évolué les politiques de l’emploi ? Sur quelle vision du chômage et du chômeur sont-elles basées ? Quelles seraient les alternatives aux politiques actuelles ?

Cette conférence sera suivie d’un débat, en présence du photographe, ouvert à tous et à toutes.

Né en 1967 en Savoie, j’effectue les 18 premières années de ma carrière professionnelle en tant qu’ingénieur en milieu industriel.

Le licenciement, et après…

La série « Le licenciement, et après… » est née de ma volonté de me confronter à ceux à qui on annonce vers 50 ans, après 30 ans d’ancienneté dans leur société, que l’entreprise ne peut plus leur donner de travail, qu’il faut rechercher un emploi ailleurs.

On évoque souvent à chaud au moment du licenciement l’impact sur la vie des salariés concernés, leur douleur, la brutalité de la rupture, l’absence d’avenir. J’ai voulu m’éloigner de l’actualité et rencontrer les anciens salariés du bassin d’emploi de Montauban, les anciens Bouyer, les anciens Capelle, les anciens Valéo, … plusieurs années après… 5 – 6 ans au moins…

Ces hommes, ces femmes, ces couples m’ont reçu dans leur environnement intime actuel (cuisine, salle à manger, chambre…). Avec le recul, ils m’ont raconté leur nouvelle vie et leur souvenir de leur licenciement. J’essaie par ce travail d’apporter quelques réponses aux questions qui ont hanté mes nuits pendant de longs mois quand, alors Directeur Général de mon entreprise, j’ai présenté un « plan de sauvegarde de l’emploi »: Le licenciement peut certes être justifié, nécessaire à la survie ou au développement de l’entreprise…

Oui mais…

ü  Que deviennent ceux dont l’emploi est sacrifié à la réalité économique?

ü  Réussissent-ils à se reconstruire après le traumatisme du licenciement?

ü  Retrouvent-ils un travail, une vie heureuse?

Cette démarche humaine associe portraits photographiques et témoignages retranscrits sous la forme d’écrits, tous deux parties prenantes de l’exposition finale. J’ai aussi recherché les traces de leurs entreprises à la fois par les souvenirs qu’ils en ont gardés, et en allant sur place sur le site de leurs anciens emplois.


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