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Anna Calvi

Publié le 18 janvier 2011 par Lordsofrock @LORDS_OF_ROCK

Categories: Chroniques CDs

INDIE Il y a des artistes encore méconnus qui sont annoncés clairement comme des grosses sorties. A l’aube de son premier album (sorti le 17 janvier), Anna Calvi arrive en position de force avec son disque éponyme. Nos confrères des Inrocks ne cessent de lui lancer des fleurs. Analyse du phénomène.

annacalvia Anna Calvi
La jeune, belle et talentueuse musicienne (3 qualificatifs qui peuvent rendre d’autres filles jalouses) a grandit en Angleterre dans une famille où la musique avait une place prépondérante. Comme bien souvent, ces artistes ne viennent pas de nulle part, le cadre familial étant un moteur et une base de formation essentiel. De père italien, elle a passé beaucoup de temps à Rome et s’inspire d’influence très variées. A 17 ans, elle décide de s’orienter dans le domaine musical et se produit assez rapidement avec d’autres musiciens. Vite repérées par des professionnels, elle signe chez Domino en 2007. Et oui, jeune, belle et talentueuse, nous vous le disions ! Dès lors, la machine est en route. Néanmoins, elle prend son temps pour sortir un album abouti et les séances s’enregistrement ne se font pas en 15 jours. Un single sort en septembre 2010, JEZEBEL, un titre qu’Edith Piaf avait déjà repris et rendu populaire dans les années 50. Janvier 2011, la chanteuse anglaise sort donc son premier album, un disque enregistré au studio Black Box et produit par Rob Ellis.

Calme, mystique, intense…

Anna Calvi a notamment joué en première partie de Grinderman. Un choix, une opportunité de première classe qui colle à merveille avec l’univers, le style et les influences de la chanteuse. Qui dit Grinderman dit Nick Cave, qui dit Nick Cave dit PJ Harvey et qui dit PJ Harvey dira sans doute Anna Calvi. Une bien belle équation qui situe l’artiste anglaise. Pourtant, à la première écoute s’il avait fallu citer un artiste, nous aurions dit sans hésitation Jeff Buckley. Sans doute le son de la guitare… Et quand on connaît le perfectionniste qu’était Buckley, on comprend pourquoi l’album d’Anna Calvi a mis du temps à se réaliser. Chaque petit détail a son importance. Cet album n’est pas facile d’accès, il faut un moment pour l’apprivoiser et se l’approprier. Les mélodies ne sont pas « fastoches » et ne sont pas prioritaires. L’ambiance feutrée et l’intensité qu’arrive mettre en place l’artiste est assez troublante comme sur “No More Words”. Elle enchaîne sur quelque chose de plus classique avec “Desire”. Un titre qui lui permet de mettre sa voix en valeur et de se lâcher. On remarque par la suite l’excellent travail réalisé en studio avec une orchestration à la pointe comme sur “First We Kiss”.

Pour les fans de Buckley, il suffira d’écouter en boucle l’étonnant “The Devil” qui aurait pu figurer sur GRACE, unique album studio du musicien américain. A la fois calme, à la fois mystique, à la fois intense, ce titre fait partie des moments forts du disque.

annacalvi1 Anna Calvi

La fin de l’album n’est pas en reste non plus avec quelques bons titres (Blackout, I’ll Be Your Man) toujours dans ce registre aérien où la voix d’Anna Calvi nous enrobe et nous rassure. Etant la chouchou des Inrocks, on ne va pas se l’accaparer (on a déjà Agnes Obel)… mais nous ne pouvons qu’apprécier et conseiller ce disque. D’ailleurs, on se réjouit d’avance d’aller l’écouter Au Bleu Lézard de Lausanne le 14 avril prochain. Une date à noter en gras dans son agenda. 


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