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Mon grain de sel du 18 janvier : l’hallali

Par Benard

18 janvier

Sans honte aucune, je l'avoue : il ne m'est jamais arrivé d'ouvrir un livre de PPDA. Je ne l'ai jamais non plus beaucoup regardé présenter un JT, Télé Bouygues étant proscrite à la maison depuis sa douteuse naissance. Aussi, n'ai-je rien de particulier contre PPDA : ni intérêt ni aversion. Une sorte d'indifférence troublée de temps en temps par la lecture de quelques articles sur le journaliste ou l'écrivain. Assez pour me tenir au courant et savoir à peu près à quoi m'en tenir sur l'homme public, voire sur l'homme privé.

Mais voici que brutalement l'homme-vedette (comme on est homme-sandwich) fait la une de la presse écrite, parlée, télévisée ou électronique. Il y a d'abord la lamentable histoire de sa biographie consacrée à Hemingway (un grand journaliste, lui). Puis apparaît dans la foulée une nouvelle affaire de potentiel plagiat à propos de “Fragments d’une femme perdue” (vous avez lu tout ça sur Filière Livre). On dresse l'oreille. Car le lièvre est à nouveau soulevé par l'hebdomadaire “L'Express”. Coïncidence ou persécution ? Professionnalisme sans doute… Toujours est-il qu'il lui faudra se justifier de cette seconde affaire le 9 février prochain devant la 17e chambre civile du TGI de Paris. Coupable ou non, je lui fais confiance pour trouver de bons avocats. Et je ne suis nullement inquiet pour son avenir. Il me suffit seulement d'être un peu inquiet de la versatilité d'une partie de notre société. Car il y a franchement une ambiance d'hallali dans l'air !

Cette histoire me remet en mémoire cette phrase lue jadis dans le “Journal” des Goncourt (pour leurs idées, deux types exécrables ceux-là). Je cite (après vérification) : “Puis, il faut bien le dire, avec l'habitude de faire un roman toutes les années, un roman en courant et avec la glane rapide du dernier assassinat, du dernier adultère, du dernier fait typique, mêlée de racontars d'après-dîner de gens du monde, ces messieurs n'atteignent pas à l'intérêt biographique d'une Renée Mauperin…” (Goncourt, Journal, 1889, p. 995). Bien vu, non ?


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