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Philippe Laurent, finaliste du prix Chéreau-Lavet

Publié le 19 janvier 2011 par Philippe Laurent

Groupe-prix.jpgPrix Chéreau-Lavet, prix de l'ingénieur-inventeur

En présence de personnalités du monde scientifique, dont Claudie Haigneré, et du mathématicien Cédric Villani, médaille Fields 2010, qui remettait le prix Chéreau-Lavet,  4 "ingénieurs-inventeurs français reconnus en 2010", dont Philippe LAURENT, viennent d'être brillamment fêtés, le 17 janvier, en l'Hôtel des ingénieurs Arts et Métiers, à Paris.

Le prix 2010 ayant été attribué à Jean-Pierre Cariou (pour l'application de la technologie LIDAR (Light Detection And Ranging) aux mesures anémométriques (impulsionnel à laser fibre), d'abord en météorologie et en climatologie, puis sur de nouveaux marchés porteurs - énergie éolienne, environnement aéroportuaires- aux enjeux commerciaux considérables.

Plus d'informations sur cette récompense sur le site www.mariuslavet.org 

Toutes les photos de cette cérémonie sont à voir en cliquant ICI 

Philippe Laurent, finaliste 2010 

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Philippe était lui, récompensé par le Jury du prix Chéreau Lavet, pour avoir révolutionné le monde de l'aéronautique civil : en proposant dès le début de 1967, et en développant en 1968 un "gyroscope électromécanique flottant intégrateur miniaturisé, de performances pratiquement identiques et pourtant d'un coût réduit", par rapport à ceux utilisés alors pour les avions militaires (et aussi sur le seul "Concorde"), et pour les missiles stratégiques intercontinentaux français des années 1960. Le "gyro F" de la SAGEM permettait ainsi à cette entreprise de proposer les premiers systèmes de navigation autonomes aux avions commerciaux, ouvrant la voie des productions de masse en ce domaine : SAGEM équipait dès 1970/71, tous les premiers AIRBUS A 300 B, de centrales d'attitude ou de centrales de guidage inertiel miniaturisées et d'un coût devenu abordable. Dans les quelques années qui suivirent, ce nouveau mode de navigation amenait rapidement à la disparition définitive du cockpit du "4ème homme", le navigateur. (Il restait alors : le pilote commandant de bord, le co-pilote et le mécanicien)

Le "GyroF"

A

GyroF
vec son diamètre de 1 pouce, le gyro F avait la taille habituelle d'un gyromètre, et était pourtant 10 000 fois plus précis que celui-ci ! (Dérive maxi de quelques 1/100 èmes de degré par heure).  Il stabilisa aussi une trentaine de satellites de télécommunication de MATRA, et reçu des applications militaires : par exemple en équipant les centrales de conservation de cap des silos des missiles SSBS du plateau d'Albion, où sa fiabilité fut très appréciée. Les centrales de cap et de verticale, et les centrales inertielles équipées de gyros F furent produites pendant 20 ans par la SAGEM, et les gyros F furent fabriqués jusqu'en 1995, soit pendant 25 ans, avec les besoins des derniers appareils de rechange: plus de 5000 gyros F ont ainsi été fabriqués.

Le projet en cours : l'amélioration du rendement des moteurs thermiques

 

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Plus de 40 années après, Philippe, avec 4 élèves-ingénieurs des Arts et Métiers-ParisTech de Lille, et leurs professeurs, travaillent à l'amélioration du rendement des moteurs thermiques.

En ce 17 janvier 2011, Philippe LAURENT déclarait : "je crois encore aux moteurs thermiques, et des gains de rendement, et aussi en "propreté", importants, sont possibles; des solutions thermiques-électriques assureront des autonomies de véhicules importantes, probablement pendant plusieurs décennies, avant de céder au "tout électrique" pour les déplacements terrestres. Dans cet ordre d'idées, le Wankel pourrait bien avoir sa véritable chance ! ".  


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