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Francesca Kay - Saison de lumière

Par Clarac
Francesca Kay - Saison de lumièreÉditeur : Plon - Date de parution : 06/01/2011 - 241 pages magnifiques...
Je suis poète de formation et le poète, tel le peintre, touche à l’allusion. Il apparaîtra clairement au lecteur que j’ai imaginé les pensées et les émotions de Mallow quand elles m’étaient inconnues. A ma décharge, je plaiderai simplement que je n’avais pas le choix, si je souhaitais brosser un portrait de Jennet Mallow riche, intense, resplendissant de couleur et non une simple esquisse. Et c’est avec une écriture riche, intense, resplendissante de couleur que la vie de Jennet Mallow nous est racontée. Jennet née en 1924 est attirée très tôt par le dessin. Lors de ses études à Londres, elle rencontre David, jeune peintre séduisant, talentueux mais qui aime l’alcool. Le couple part vivre en Espagne. C’est là bas que Jennet commence à peindre. Passionnée, elle peint sur tout ce qu’elle trouve : des bouts de bois rejetés par la mer, des cartons. Elle peint avec toujours cette quête et cette exigence de reproduire la teinte exacte, la courbe, le trait. Jaloux de son succès, David prend ombrage du talent de sa femme. Leur amour commence à s’éroder lentement  tandis que David boit de plus en plus. De retour en Angleterre, Jennet fait bouillir la marmite, s’occupe des enfants et grignote des minutes à gauche et à droite pour peindre. L’esprit toujours occupé à créer, à retranscrire un paysage, une nuance précise. Mais Jennet est aussi une femme de son temps. Une épouse et une mère qui saura prendre des décisions.De la première à la dernière page de ce roman, on est baigné dans un océan de couleurs ! Et l’écriture de Francesca Kay, gorgée de richesse, nous permet de visualiser les peintures. Jusqu'à avoir la sensation de ressentir la texture d'un mélange ou le grain d'une toile. Les sentiments ne sont pas en reste. Jennet, l’amante, souffre de voir son couple se disloquer et  Jennet, la mère, trouve auprès de ses enfants l’énergie et la volonté. C’est beau, très beau …Un magnifique portait de femme, une écriture brillante, lumineuse et c’est un premier roman ! Je dis chapeau bas ! Le billet de Cathulu.
Francesca Kay - Saison de lumière

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