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Les Seigneurs de la guerre de Peter Ho-Sun Chan, Peter Chan Lung, Wai Man Yip (Epique et historique, 2009)

Publié le 03 février 2011 par Florian @punkonline

Les Seigneurs de la guerre de Peter Ho-Sun Chan, Peter Chan Lung, Wai Man Yip (Epique et historique, 2009)À la fin du XIXe, l'Empire de Chine est en proie à de nombreux conflits internes en particulier l'opium imposé par les nations occidentales et de nombreuses révoltes dont celle des Taiping. La population chinoise croît, mais la guerre cultivable n'augmente pas en conséquence. Les famines vont s'amplifier sans compter les sanctions infligées par l'Angleterre après la défaite de la Chine dans la guerre de l'opium en 1842. En 1850, une révolte menée par Hong Xiuquan nait. Dès 1854, ce mouvement administre un territoire assez grand au sud-est de la Chine, avec pour capitale Nankin.
C'est dans ce contexte que commence le film. À la tête d'une unité de l'armée impériale chinoise, Pang est trahi par Bo Zhou qui s'est éclipsé au lieu de lui venir en soutien. Pang est le seul survivant de la bataille menée contre l'armée de Xiuquan. S'en suit une errance de deux mois, jusqu'à ce qu'il arrive dans un village de brigands dirigé par Zhao Er-Hu. Le lendemain, un bataillon de l'armée vient reprendre tout ce qui a été volé. C'est une catastrophe pour le village qui n'a plus aucune ressource pour vivre. Pang arrive à persuader Zhao Er-Hu d'aller demander l'intégration dans l'armée impériale de tous les hommes du village pouvant se battre.
Comme de nombreux films du cinéma asiatique, les scènes d'actions sont violentes. La production tient la comparaison avec les standards américains. Serait-ce l'émergence du cinéma chinois avec des moyens financiers importants et de nombreux effets visuels ? Malgré tout l'époque et le lieu "exotique" se démarque un peu des films d'Hollywood.
Je ferais deux reproches. D'abord, son inexactitude historique pour des besoins lyriques. La mort réelle de Xiuquan a bien lieu durant le siège de Nankin. En revanche, il meurt d'une intoxication alimentaire. Ensuite, le "côté américain" du bien contre le mal - étrange pour un film chinois, car dans les langues sinitiques il n'y a pas cette notion de bien et de mal -, où l'armée de révoltés est l'ennemi à battre sans évoquer les raisons de la révolte.
Plaisant pour le dépaysement et son côté historique, l'intérêt de ce Braveheart chinois reste cependant limité.


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