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Au-Delà

Publié le 14 février 2011 par Flow

Au-Delà. (réalisé par Clint Eastwood)

Au-delà de la mort, il reste l'ennui.

 

 

Peu de choses à dire sur cet Au-Delà mis à part que je suis extrêmement déçu. Clint Eastwood m'avait habitué à mieux et en conséquence je m'attendais à mieux. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

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Le film raconte comment trois personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent confrontées à la mort et à ce qui lui succède. Ancré dans la réalité, le film se veut réaliste dans le fantastique. Les personnages pourraient être vous ou moi. C'est la force du film. Seulement, les situations proposées et les questions posées provoquent un ennui poli. Dommage.

3 en 1... comme pour le lave-vaisselle.

Le film s'ouvre sur le tsunami qui a ravagé l'Indonésie en 2004. Une journaliste française y est prise au piège. Elle passe de l'autre côté un instant avant de miraculeusement reprendre vie. Comment accepter et surmonter cette expérience de mort imminente? Comment se reconstruire alors que votre entourage ne vous croit pas?

Ensuite, on a Marcus qui perd son frère jumeau alors que sa vie est déjà compliquée. Avec ce petit garçon timide, c'est une autre dimension de la mort que nous allons aborder: comment faire son deuil? Comment accepter la disparition de l'être aimé?

Pour finir, il reste le médium, celui qui est en contact avec l'au-delà qui peut venir en aide à ces personnages qui souffrent mais qui s'y refuse car c'est bien connu, la mort vous coupe des vivants. Et vivre une vie normale devient alors impossible.

Eastwood construit une histoire à multiples facettes, ce qui lui permet d'aborder plusieurs dimensions d'un même thème: la mort. Mais le problème, c'est que si l'idée est bonne, l'exécution est carrément foireuse.

 

Ennui.

Le film ne décolle jamais. Le temps passe, les situations et les propositions se multiplient mais rien n'y fait. Il fait le tour des conceptions de la mort (religion, noir total, etc...) alors que les personnages se démènent pour vivre ou survivre. Et à ce petit jeu, le film est déséquilibré. La partie française, malgré la volonté de Cécile de France, peine à intéresser (je n'ose pas dire à convaincre, mais que vient foutre Mittérand là-dedans?). Le petit anglais attendrit mais c'est tout. Matt Damon est celui qui émeut le plus (sa solitude est touchante) et avec lequel le réalisateur est le plus à l'aise. Il sait le mettre en valeur. Mais le film ne décolle pas. C'est comme lorsque on s'est préparé psychologiquement à quelque chose qui nous ravit. On est à deux doigts de le réaliser et puis au dernier moment c'est annulé et on doit tout remballer. Voilà le genre de déception que je ressens... Alors oui, la dernière partie est meilleure, notamment avec la rencontre des personnages (pas celle de Damon et De France qui ressemble à la pub de Carte Noire), mais cet abus de pathos et la musique pachidermique finissent d'achever.

Au final, je pourrais replacer ce film dans la filmographie du réalisateur, je pourrais réfléchir plus longuement aux thématiques abordées mais je n'en ai pas l'envie. C'est pour moi une déception que je préfère vite oublier.

Les+ :

- Thématique intéressante.

- Réunion des personnages.

Les- :

- Pathos et musique.

- L'extrême fin.

- Quelle cruelle déception.

Note:

1


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