Magazine Culture

Rencontre avec un tigre légendaire

Publié le 22 février 2011 par Teazine

The Legendary Tigerman aurait pu être le nom d'un comic de chez Marvel, mais à la place c'est un Portugais, Paulo Furtado, qui a pris ce pseudonyme pour son projet de one-man-band qu'il mène depuis déjà dix ans. En cinq albums, il a su s'imposer comme une figure du blues rock actuel, avec des morceaux d'une sensualité folle qui réussissent à faire oublier sa nationalité pas très engageante. Le 16 février dernier, il jouait au Chabada à Angers, l'occasion de remarquer que l'Homme Tigre assure autant sur scène que sur CD. Comme son dernier disque, le bien nommé Femina, est un recueil de collaborations avec des femmes, il avait invité ses compatriotes Claudia Efe et Rita Redshoes à chanter avec lui. Mais c'est quand il est tout seul (ou avec son kazoo) affublé de ses éternelles lunettes qui lui donnent un air de mafieux qu'on le préfère. Ah oui, et quelques heures plus tôt TEA l'avait rencontré. 

INTERVIEW THE LEGENDARY TIGERMAN
TEA : Peux-tu expliquer pourquoi nous connaissons si peu de groupes portugais?
Paulo Furtado : C'est une bonne question ! (rires) Je pense que c'est vraiment difficile, ça fait pas très cool d'être Portugais (rires). Il y a des groupes de rock'n'roll et ils sont vraiment bons et au Portugal il y a des gens qui jouent de tout, du hip hop et tout ce que tu peux imaginer. Je pense que de plus en plus de gens essayent de sortir de là et de montrer leur musique, donc vous entendrez probablement parler plus souvent d'autres groupes vraiment cools. Mais c'est compliqué parce que ce n'est pas dans nos traditions, je suppose que c'est plus facile quand on est anglais ou américain.

Et peux-tu nous citer quelques groupes portugais que tu aimes ?
Ouais, Dead Combo par exemple, Mazgani est vraiment cool, Sean Ryley and The Slowriders, Rita Redshoes qui tourne avec moi... Il y en a beaucoup (rires).

Tu as dit dans une interview que pour être un one man band, il faut choisir un nom comme un superhéros choisit son costume, alors c'est quoi ton superpouvoir ?
Mon superpouvoir c'est que The Legendary Tigerman est plus que moi sur scène et plus que moi dans la vie. Il est beaucoup plus puissant. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. C'est une amplification de ce que je suis.


A propos de toutes tes collaborations pour Femina, qui a été la femme la plus facile à convaincre ? Tout a été assez facile, mais je dirais Asia Argento, c'est la première à qui j'ai parlé. Et je ne la connaissais pas du tout. Aussi étrange que cela puisse paraître, je lui ai envoyé un message sur Myspace (rires). Et elle écoutait mon premier album et voilà. C'est allé très vite et c'était très très cool.

Et qui a été la plus difficile ?
J'ai voulu travailler avec Camille et en fait elle ne m'a jamais répondu... (rires)

Pétasse...
Ouais, elle a plutôt été une pétasse. Je l'ai rencontrée et je lui ai parlé et elle était vraiment vraiment ivre et elle ne faisait même pas attention à moi. Je suppose qu'elle n'en avait rien à foutre. Ce qui n'est pas grave hein, c'est mieux quand on dit clairement qu'on en a rien à foutre plutôt que de gaspiller son temps et le temps des autres. 

Si c'était à refaire, qui inviterais-tu ?
Pas Camille, évidemment. J'espère travailler avec Marianne Faithfull, j'ai envoyé quelques chansons mais je ne suis sûr de rien parce que j'ai demandé au manager, ce qui était une erreur, je ne l'ai jamais fait pour les autres de ce disque, mais je ne pouvais pas la contacter directement alors... (rires). En tout cas, j'espère vraiment que j'enregistrerai une chanson avec elle. Et je devrai aussi enregistrer très bientôt avec Jehn de John et Jehn, nous nous sommes rencontrés en tournée. Nous avons écrit une chanson, c'est maintenant prêt, nous devons juste trouver du temps pour l'enregistrer en studio. C'est toujours pour Femina, pour moi ce n'est pas fini encore. Je ne vais pas faire un album, mais seulement quelques singles. Peut-être qu'après avoir enregistré avec Marianne Faithfull, je pourrais estimer que c'est fini. Mais je pense que pour mon prochain album ce sera juste moi, et il sera très simple.


Si tu étais une femme célèbre ?
Memphis Minnie, elle est morte il y a longtemps, elle est ma musicienne préférée, hommes et femmes confondus, j'aime la façon dont elle chante et comment elle joue de la guitare et elle était scandaleuse dans un monde d'hommes et elle était noire, c'était une femme très courageuse.


Après tout ce temps passé pour ton projet solo, tu n'appréhendes pas de retourner en groupe avec Wraygunn ?
Non, en réalité je suis très excité à l'idée de jouer à nouveau avec Wraygunn. Nous avons déjà enregistré quelques chansons et nous allons continuer cette année.
Qu'est ce que ça fait de compter Jarvis Cocker parmi ses fans
?
C'était super, il était très cool, et il a parlé de ma musique dans des interviews. C'est comme Mondino tu vois (il a réalisé la pochette de son dernier album, ndlr), je n'aurais jamais cru pouvoir travailler avec ce mec. Mais il était si gentil. Quand les gens sont vraiment bons dans ce qu'ils font, tu ne penses pas au fait qu'ils soient des stars ou non, tu t'en fous. Ils se moquent d'être à la mode ou pas, ils font juste ce qu'ils veulent. Donc pour moi c'était super et j'ai vraiment adoré tourner avec lui. 

Le nom du fanzine est TEA, tu aimes le thé ?
Oui j'aime boire du thé, j'en bois beaucoup de différents, mon préféré c'est le Ceylan.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Teazine 5499 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines