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Annie Girardot, la bonne copine du cinéma français

Publié le 28 février 2011 par Petistspavs

Annie Girardot nous a quittés.

Annie_Girardot

Dans Rocco et ses frères de Luchino Visconti (1960)

Elle n'était pas L'Acctrice de sa génération et elle a sans doute accepté des rôles un peu faciles dans des films un peu ni faits ni à faire. C'est dans les années 70 qu'elle culmine et devient extrèmement populaire, grâce à des comédies (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas... elle cause de Michel Audiard ou La zizanie de Claude Zidi, aux côtés de Louis de Funès), des jolis films sentimentaux (La vieille fille de Jean-Pierre Blanc ou La mandarine de Claude Pinoteau) ou à la dénonciation raccoleuse (Mourir d''aimer de l'insupportable didacticien André Cayatte ou Docteur François Gailland de Jean-Louis Bertucelli pour lequel elle reçut d'ailleurs un César en médecin de choc malade). Mais populaire, elle l'était réellement, sans le moindre chichi, sans la moindre affectation. Une personne sympathique qu'on avait spontanément envie d'aimer, qui nous semblait immédiatement familière, comme une vieille copine qu'on prenait plaisir à retrouver.

C'est en Italie qu'elle trouvera un mari (Renato Salvatori) et des rôles à sa mesure, dirigée par Ferreri, Visconti ou Monicelli. Elle m'a impressionnée au moins deux fois : pour son rôle dans Traitement de choc, le film parano d'Alain Jessua, aux côtés d'un Alain Delon impérial en médecin charismatique et fascisant et pour la baffe, manifestement pas bidon, qu'elle recevait de Gabin, dans un de ces délicieux polars français des années 50, dont le titre ne me revient pas (était-ce Le rouge est mis de Gilles Grangier ?).


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