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Life Witout Buildings

Publié le 27 janvier 2008 par Hadrien Meyer

Je repense souvent à l'importance capitale de la voix. De son timbre, de son harmonie. De son rythme, de son tempo. Que ce soit en accord, ou non, avec le reste. Tout ça est bien évidemment subjectif. Et parfois... Pouf, la perle.
On en reste pantois. Cette chanteuse est tout simplement géniale. Sa voix est fraiche, enfantine, si pure. Mais ses intonations sont matures, profondes. C'est ce paradoxe que j'adore... Qu'elle paraisse si peu mature tout en ne laissant aucun doute la-dessus.
Et cet accent, tellement inimitable, tellement écossais. Tellement stylé.
Il faut aussi noté qu'elle est barrée, et ce totalement. Elle doit être blonde. Elle doit faire des études d'Art. Elle doit être de bonne famille. La voix parle (calembour). Et même si tout ça est faux, je me l'imagine tellement que ça prends cette forme même dans la réalité. Et que si vous me dites qu'elle est brune, moche, chaumeuse et pauvre, et bah je le croirais pas. Parce qu'elle a trop mis d'elle dans ses chansons pour tout ça.
Tout commence avec ce style complètement inimitable du "parlé-chanté". C'est pas le style qui est nouveau. Il y a eu avant, il y a eu après, c'est pas ça qui manque. Que ce soit une femme, c'est un peu moins courant. Et que ce soit si bien, là, par contre, c'est une autre affaire.
C'est d'une telle fraicheur... Je vois pas d'autres mots pour décrire ça. C'est exactement ce que ça m'évoque. Comme boire de l'eau. C'est aussi rafraichissant. Ca désintoxe, ça purifie, ça nettoie. "Life Without Buildings", déclaré source de jeunesse pour votre corps.
Elle met une telle sincérité dans sa partition qu'on ne peut qu'être touché, de la première à la dernière note, c'est beau. Même quand c'est parlé et/ou faux, voire même pas dans le ton, c'est quand même ultra-touchant.
Et pourquoi ? Parce que une fois n'est pas coutume, c'est l'instrumentation, qui est au service de la voix. Et non pas l'inverse. Peu importe ce qui a été composé avant, ou après, les techniques ou préférences diffèrent d'un groupe à l'autre, ou même dans un même groupe. Et peu importe, ici aussi. Ce qui compte, c'est ce qui sort, ce qui se ressent.
Et là, pfiooou...
C'est tellement rare, de trouver des morceaux d'une telle force, qui vous bouffent la gueule. Gainsbourg, Brel et Gainsbarre ont fait ça. The Smiths et Jeff Buckley aussi. Life Without Buildings, c'est direct dans le panthéon.
Hadrien, déclaré source de jeunesse pour votre corps, lui aussi.
Life Without Buidings - The Leanover (quel cliché :D)

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