Magazine Cinéma

Les Virtuoses

Publié le 06 mars 2011 par Olivier Walmacq

virtuoses

Genre: drame
Année: 1997
durée: 1h45

l'histoire: L'histoire des membres de la fanfare d'une petite ville minière, Grimlet dont le chef, Danny, rêve de participer aux finales du championnat national des fanfares.

La critique de Eelsoliver:

L'air de rien, à aujourd'hui 40 ans, Ewan McGregor compte une filmographie riche de quelques bijoux cinématographiques: de la première trilogie Star Wars (en dehors de La Menace Fantôme) en passant par Trainspotting, l'acteur a aussi joué dans des productions moins connues.
C'est le cas des Virtuoses, réalisé par Mark Herman en 1997. Il s'agit d'un drame qu'un certain Ken Loach n'aurait pas renié.

Film malheureusement méconnu ou alors peu cité, Les virtuoses est un drame social traitant d'une catégorie de travailleurs peu évoqués dans le cinéma, les mineurs de Grimlet, une petite ville dans le Yorkshire. Ainsi, nous faisons la connaissance d'ouvriers menacés de perdre leur emploi, car la mine est appelée à disparaître, la faute revenant à un système actuel reposant sur un capitalisme condamnant un grand nombre de travailleurs à la précarité. 

Andy (Ewan McGregor) fait partie de ces travailleurs qui jouent une grande importance sur l'économie de la ville. Clairement, sans son activité minière, Grimlet est condamnée à mourir.
En dehors de leur travail, les mineurs se réunissent quotidiennement pour la célèbre fanfare de la ville. Leur rêve ? Participer et remporter le championnat national des fanfares.
C'est tout du moins le dernier souhait de Danny, incarné par le regretté Pete Postlethwaite, qui livre ici une grande performance.

A partir de ces différents éléments, Mark Herman signe un film tragique qui a le mérite de ne jamais verser dans le larmoyant et le pathologique.
Au contraire, certains passages se révèlent même assez hilarants. Les personnages sont également attachants et la fin est franchement bouleversante.
Pour ces honnêtes travailleurs qui ont consacré leur existence à la mine, la fanfare devient la seule raison d'être et aussi leur dernier combat pour faire entendre leur chant du désespoir.
Un très beau film, malheureusement sous-estimé.

Note: 16/20


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Olivier Walmacq 11545 partages Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines