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The Pains of Being Pure at Heart – Belong [2011]

Publié le 29 mars 2011 par Feuavolonte @Feuavolonte

The_Pains_of_being_pure_at_heart_belongThe Pains of Being Pure at Heart
Belong

Slumberland
États-Unis
Note : 6/10

par Olivier Morneau

L’esthétique des années 90 est à la mode. Des groupes comme Wavves, Japandroids, No Age et The Pains of Being Pure at Heart reprennent les sonorités crasses de Pavement et le mur de son de My Bloody Valentine et l’actualisent à notre époque. The Pains of Being Pure at Heart doivent toutefois leur existence à Asobi Seksu et leur twee-noise innocent, mais sale. Et le groupe de New York aurait avantage à salir leur son, parce que leur musique sonne parfois comme du Passe-Partout pour adulte.

Le meilleur exemple est le morceau My Terrible Friend. Départ avec mélodie de synthétiseurs 80’s et rythme de basse entendu des millions de fois sur lesquels se posent la voix beaucoup trop aiguë de Kip Berman. Et lorsqu’il déclare « Everyone is pretty and fun / Everyone is lovely and young / Everyone is gentle and gone / But everyone’s just everyone », on se demande dans quel genre de monde la bande à Kip demeure. Contrairement aux Canadiens de Japandroids, The Pains of Being Pure at Heart exprime sa naïveté de jeune adulte d’une manière maladroite et souvent ridicule.

Les mélodies de Belong sont aussi problématiques. On rencontre fréquemment la même suite d’accords, ce qui donne un aspect répétitif aux 10 morceaux de l’opus. On rencontre ce défaut dans My Terrible Friend, Even in Dreams et Too Tough. Cette dernière piste ressemble étrangement à Gentle Sons, de leur dernier album.

L’album débute tout de même en puissance avec Belong, moment noise-pop qui devrait faire plaisir aux fans du groupe. La mélodie est intéressante et variée, mais l’utilisation de la distorsion trop concentrée sur le refrain, comme une bonne partie de l’album. Les New-Yorkais auraient gagné à construire des couplets plus accrocheurs et de délaisser quelque peu les refrains.

The Body, malgré sa ressemblance incestueuse avec Asobi Seksu, possède quelques qualités intéressantes, dont une énergie et une construction rythmique parfaites pour les moments en spectacle. Malheureusement, des groupes tels que Japandroids et No Age transmettent la même envie de bouger tout au long de leurs albums, et non sur un morceau unique.

L’atmosphère générale de Belong s’éloigne trop peu de celle de l’album éponyme du groupe. Les impressions de déjà vu sont nombreuses et jettent de l’ombre sur les quelques bons moments de l’opus. The Pains of Being Pure at Heart peine à se démarquer des autres collectifs noise-twee-pop en vogue. Vivement le prochain Japandroids.


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