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Le petit coin des mélomanes : Les belles chansons de notre enfance N°7

Publié le 29 mars 2011 par Hongkongfoufou

Par GoudurixYZ

On a tous un banc, un arbre ou une rue
Où l'on a bercé nos rêves
On a tous un banc, un arbre ou une rue
Une enfance trop brève


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Aujourd’hui, Common people par le groupe anglais Pulp.

Jarvis Cocker, chanteur à mèche dans la longue tradition des chanteurs à mèche (Bryan Ferry, David Sylvian, David Bowie, Martin Fry, Billy Macenzie, Brett Anderson, Eddie Argos, Mark E. Smith, eh ouais !) a un problème. A l’école Saint Martin il a repéré une fille. La première chose qu’il regarde chez elle c’est… ses yeux. Chacun son truc. Là où ça se complique, c’est que c’est pas n’importe laquelle. Elle en a vu d’autres. Elle est bien gavée. Ca pourrait être une bonne nouvelle, tomber sur une fille pétée de thunes. Peut-être qu’il n’aurait pas été obligé de chanter ensuite.  Mais là c’est pas gagné. Comme quoi être gavé, des fois ça gave. A tel point qu’elle veut voir comment ça fait d’être un common people. Juste comme ça. Tiens Jarvis, prend ça, ça t’apprendra. En plus, common,  ça veut pas dire ce que ça veut dire. Ca veut dire ordinaire. Comme moi et vous. Comme vous et moi, pardon. C’est presque un faux-ami. Comme lui et elle. Comme elle et lui, pardon. Une fausse amie en l’occurrence. Avoir de faux-amis quand on est fauché : un comble ! C’est un truc de riches, ça. Donc, comme il sent pas trop le mauvais plan il marche dans sa combine.

Qu’est-ce qu’il trouve common plan ? comme plan ? Le supermarché ? Ouais, pas bête. Vous avez la carte Auchan ? No. Moi j’aurais pas commencé par ça. S’il achète au rayon frais, son poisson pané il passera pas l’après-midi. La piaule au-dessus de la boutique ? Ouais. C’est sûr que le rideau en fer ça réveille bien. Les cafards sur le mur ? Obligé. Le rideau de douche crado ? Pareil. Les paris ? Les clopes ? Depuis PMU.fr, ça et la TVA à 20,6 % c’est plus trop un truc de pauvre. Encore un peu il l’amène voir le PSG. Au kop Boulogne. En gros il invente le tourisme social ou j’ai rien compris. Mais bon les voyages organisés c’est pas son truc. Pas de chance pour elle, car c’est un truc de common people ça. Bref, à la fin de la chanson, il en a marre. Ca le saoule. Et sans picoler comme un common people. En plus, on sait toujours pas s’il a dormi avec elle. Ou pire s’il n’a pas dormi avec et qu’il s’est tapé le poisson pané qu’il a acheté au supermarché et qu’il n’a pas mis au frigo.

En résumé, nous assistons à un nouvel épisode de la lutte des classes et à un bel exemple de fausse modestie aussi. Comme il n’est pas très ordinaire, il nous fait croire qu’il est ordinaire pour bien nous montrer qu’il ne l’est pas. Ordinaire. Moralité, on est tous le common people de quelqu’un. En plus ça fait une bonne chanson. Une bonne chanson un peu politique. Un hymne, quoi. Un hymne urbain, comme dirait The Verve. Et ça lui rapporte plein de thunes. Bref, la gavée et le gavé gaveur. Je sais pas pourquoi mais je commence à avoir mal au cœur.

Tiens j’y pense, j’avais une amie à moi (désolé) qui aimait tant cette chanson. Bizarre.


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