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Le coup de coeur du Judaïciné

Par Mickabenda @judaicine

Andante8 - copiePrésenté en avant-première française au 11e festival du film israélien de Paris, Andante, le premier film de Asssaf Tager s’avère être le véritable coup de coeur de la rédaction de Judaïciné.fr

Il y a du Chris Marker dans ce petit chef-d’oeuvre du cinéma d’anticipation. Un genre jusque-là quasi absent dans le cinéma israélien.

Formidablement porté par une bande-son et des images travaillées à l’extrême (le réalisateur est aussi musicien), joliment interprété par l’actrice Sarah Adler, Andante est caractérisé par ses longs plans circulant, fortement inspirés par les techniques du théâtre et du cinéma muet.

Afin de mieux intégrer l’aspect musical, les acteurs jouaient sur de la musique live réalisée pendant le tournage.

Ainsi que l’utilisation d’instruments classiques, les sons ont été créés en utilisant le bâtiment lui-même, donnant à l’usine sa propre présence organique.

Pendant le tournage, la musique et les scènes ont été synchronisées, via un stéthoscope, au rythme des battements du cœur de Sarah. Avec la conception dystopique de l’appareil, ce rythme nous permet de tirer plus loin dans son monde, et le monde qu’elle habite, où personne ne songe.
Constamment aux prises avec les limites entre la réalité et l’imagination et la façon dont ils imposent les uns les autres, Andante est une expérience surréaliste et cinématographique unique. Chaque aspect du film est une immersion dans ce domaine ambigu.
Les spectateurs sont forcés de s’engager avec la perspective de Sarah : le flou de son inconscient et les états de conscience que ses craintes et ses désirs prennent forme dans la réalité.
l’histoire : Dans un monde post-industriel où les hommes sont désormais incapables de rêver, une usine, dirigée par M. Terrier, vend des expériences oniriques aux populations devenues inquiètes et insomniaques.

Sarah, le dernier être humain encore apte à rêver, s’introduit dans cette usine, en quête de réponses à ses étranges visions nocturnes.

À la recherche d’un nouveau « fournisseur de rêves », M. Terrier projette de se servir de la jeune femme pour remplacer un vieillard comateux, dont les rêves sont devenus répétitifs et ennuyeux.

Didi, l’amant de Sarah, qui est chargé d’effectuer le montage des rêves pour M. Terrier, va devoir la sauver, afin qu’elle ne connaisse pas le même sort que celui du vieillard.
Un film qui pourrait bien devenir un film culte…


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