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We Want Sex Equality

Publié le 11 avril 2011 par Mg

Le cinéma britannique est très fort lorsqu’il faut rappeler les grands moments de sa vie sociale et culturelle. On aura eu droit à un Rock Boat endiablé sur les radios libres, ou de nombreux films sur les mouvements ouvriers. Made in Dagenham (le titre UK) est de ceux là, à une exception près : on parlera de l’émancipation des femmes au sein des grands groupes industriels dans les années 60, revisitant leur demande à une égalité de paie.

Et oui, avant les années 70 (et un peu après, encore…), les femmes travaillant dans les grands groupes, au même poste que les hommes, n’avaient pas le même salaire. C’était comme ça. Jusqu’au jour où elles ont décidés de faire grève pour l’obtenir. Vain espoir ou non, personne ne les cru. Mais sans elles, les usines s’arrêtèrent et Ford, première entreprise visée, du abdiquer. L’évolution était en marche.. et les femmes dans la rue. Une émancipation, une rebellion décrite comme inattendue, imprévisible, qui surprend les grands groupes comme jamais. Et ceux ci vont mal réagir, ou ne pas réagir, jusqu’à laisser la grève gangréner, s’étendre, et changer les choses au niveau général. Le film reflète parfaitement l’état d’esprit d’une époque en plein changement, sans être hautement caricatural. Le courant féministe est pour une fois décrit comme entêté mais pas forcément extrêmiste. Dans la logique de l’époque, la femme ne demande pas plus qu’être l’égale de l’homme, et ne bougera pas de sa position. Ce qui de l’autre côté, semble absurde. L’affrontement sera forcément inégal, mais Samson contre Goliath, rien n’est joué.

Le tout est très bien emballé par Nigel Cole, qui n’en est pas à sa première récidive : Calendar Girls, Saving Grace,.. C’est lui. Dépeignant quelques grands moments, teintée de belles histoires, le réalisateur se concentre sur quelques personnages forts, meneuses de revues ouvrières au quotidien. Alternant l’usine et les sphères politiques et économiques, on suit l’Histoire en premier lieu, au niveau des gens qui l’ont changée. Une histoire très anglaise finalement, parfaitement maîtrisée, avec des personnages hauts en couleurs, attachants, quelques pintes versées ici et là, et pas mal de grandes gueules. Ce We Want Sex Equality est une belle oeuvre consacrée à la femme moderne, sans caricatures ni grands sentiments. La british touch’, en somme.


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