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Sidney Lumet rejoint par le « Verdict »

Par Quiricus
Sidney Lumet rejoint par le « Verdict »J’ai hésité sur le choix du sujet de cet article, l’actualité sur le voile islamique est « chaude » et tentante. Mais finalement j’ai décidé de ne pas en parler foin des extrémismes laïcs ou religieux, j’ai vécu un an et demi en Afrique du Nord, j’en suis rentré en septembre de l’année dernière et je dois dire que je me serai mal vu me promener dans les rues d’Houmt Souk avec une énorme croix en bandoulière, comme je me vois mal maintenant de désigner du doigt une femme transgressant cette nouvelle loi  sur le voile intégral. Alors j’aborde un sujet triste, et d’actualité : la mort d’un grand cinéaste :Sidney Lumet né à Philadelphie en 1924 un homme qui lors d’une interview déclarait à propos de l’oscar d’honneur remis en 2005 pour l’ensemble de son œuvre alors qu’il n’en avait jusque là reçu aucun : « Je pense qu’ils veulent peut être me dire : nous sommes surpris d’apprendre que vous êtes encore en vie »Mort chez lui à Manhattan à 86 ans, il avait signé un thriller époustouflant en 2007 : »7h58 ce samedi là » (Before the Devil Knows You’re Dead) avec Philipp Seymour Hoffman, Ethan Hawke et Albert Finney écrit par un scénariste qui avait voulu être moine et dont l’histoire est celle de deux frères qui organisent le casse de la bijouterie familiale et tuent leur mère par accident.
Sa carrière est riche de films fameux : Douze hommes en colère, l’homme à la peau de serpent, Long voyage vers la nuit, Serpico, Network, Un après-midi de chien, le Verdict…Un cinéaste qui filmait « à la hussarde » : Un après-midi de chien en 32 jours, il s’effaçait devant l’histoire, les comédiens pour rendre invisible la mise en scène.Il commence au cinéma en 1957 avec « Douze hommes en colère » huit clos sur le thème de la justice avec lequel il récidive pour « verdict », il décrit la corruption et le milieu policier dans Serpico, attaque le nucléaire avec Point limite, les sévices dans les camps militaires disciplinaires avec La colline des Hommes perdus, l’emprise de la télévision sur les masses avec Network.Avec lui le cinéma perd un homme de vérité, un homme qui pose question.

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