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J.R. WARD - LOVER Unleashed (tome 9) : 5/10

Par Eden2010
J.R. WARD - LOVER Unleashed (tome 9) : 5/10

J.R. WARD – Lover Unleashed (tome 9) : 5/10

(pas encore disponible en français)

Et voila, c’est arrive : avec le tome n° 9 de la série de la confrérie de la dague noire, J.R. Ward glisse vers le “cheap” et même, par moments, le vulgaire.

Espérons que ce ne soit qu’un accident de parcours !

Mais d’abord l’intrigue :

Dans « Lover Unleashed », le couple central est celui de Payne, sœur de Vishous (Viszs en VF), et de Manuel Manello, le médecin que nous connaissons déjà pour avoir été en contact avec la confrérie et, surtout, pour avoir été proche de Jane.

Parallèlement, nous suivons la relation entre Jane et Vishous, qui traverse une phase très difficile, notamment parce que Vishous, confronté aux problèmes de sa sœur, se débat avec ses démons intérieurs.

Autour de cette histoire d’amour naissante et les difficultés de V. et Jane apparaît une nouvelle menace qui plane sur la confrérie, inconnue jusqu’ici : Xcor et ses soldats. Xcor est un vampire de la même stature qu’un frère qui a vécu ces derniers siècles en Angleterre, parcourant le pays à la recherche de lessers. C’est un mâle violent et dangereux, ce qui s’explique aisément : il s’agit du fils de « the Bloodletter » (lettre de sang) - et donc le demi-frère de V. et de Payne.

Quelques siècles auparavant, Xcor a assisté à l’assassinat de son père, perpétré par une femelle (Payne) que Xcor recherche depuis lors pour se venger d’elle.

Et maintenant il arrive, avec ses cinq guerriers loyaux, à Caldwell.

On s’attend donc à une intrigue et des affrontements, comme d’habitude.

Mais non.

Malgré quelques aperçus prometteurs de cette nouvelle menace qui débarque à Caldwell, il n’y a, cette fois, strictement aucune histoire de combat.

Vaguement, on apprend que le nombre des lessers (éradiqueurs en VF) se multiplie de façon inquiétante, mais nous devons attendre la moitié du livre avant qu’il n'y ait un combat entre eux et les frères, affrontement qui restera d’ailleurs le seul.

Aucune intrigue de combat ou de guerre, pourtant l’essence même de la série. Ce roman sert simplement à poser les bases de futures histoires (qui tourneront certainement autour de Xcor et, bien évidemment, des lessers). Rien dans ce neuvième tome lui-même.

Non, ce volume est quasi exlusivement consacré aux deux couples, et même essentiellement à V. et Jane que nous avons pourtant déjà suivi dans le tome 5, « Lover Unbound » - ou « L’Amant Délivré en VF (voir mon commentaire :http://edenlalu.centerblog.net/117-j-r-ward-lover-unbound-tome-5-6-510).

Ce qui pourrait être bien, mais j’ai trouvé que l’ensemble n’était pas suffisamment développé, qu’il y avait un air de déjà lu avec un V. qui ne parvient pas à exprimer ses sentiments.

Alors, qu’en est-il du « nouveau » couple, Payne/Manuel Manello ?

Le roman reprend l’histoire exactement à la fin du tome huit, ce qui est logique : souvenez-vous, Payne s’est brisée la colonne vertébrale lors d’une de ses sessions de sparring avec Wrath, le roi aveugle, et une course contre la montre s’engage. Il faut l’aider avant que sa colonne ne guérisse dans cet état.

Et c’est la raison pour laquelle Vishous est d’accord avec Jane, il faut appeler le Dr. Manny Manello, le seul qui pourra l’opérer.

Arrive bien évidemment ce qui était impensable – mais prévisible pour les lecteurs de la série : Payne et Manuel tombent amoureux l’un de l’autre, dès le premier regard.

Mais malgré l’intervention du chirurgien, Payne ne parvient pas à retrouver des sensations dans ses jambes et n’a qu’une envie : mourir pour ne pas demeurer ainsi, dans cette nouvelle prison.

Est-ce que son médecin pourra l’aider ?

C’est, de fait, le seul combat de ce livre.

Ce qui m’a manqué le plus, dans ce roman, c’est justement la guerre contre les lessers, ou, qui sait, contre ces nouveaux vampires très dangereux et mystérieux qui semblent effrayer Wrath et les frères. Ce sera certainement pour le prochain tome, mais ce roman-ci manque cruellement d’action.

Ce qui m’a le plus gênée, toutefois, c’est clairement ce dérapage et cette glissade vers le « cheap ».

Est-ce vraiment la même auteur qui a écrit ce livre ? Je sais, son écriture n’est pas celle d’un Victor Hugo et ne l’a jamais été, et la vulgarité était, par moments, couverte par un tissu bien mince, mais jusqu’ici je n’ai jamais tourné les yeux vers le ciel.

Alors qu’ici, oui.

Déjà, ce qui saute aux yeux dès les premières pages, c’est le nombre des « Duh », « Well, Duh » …., ce qui m’a plus rappelé Homer Simpson qu’un frère de la confrérie. Et puis les « Aaaaaaaand … ». Mais pourquoi se servir de la multiplication d’une voyelle AUSSI SOUVENT ? Encore, une fois, on se dit que c’est un style, une formulation, mais là, c’est bien trop fréquent.

Plus généralement, j’ai trouvé que nous sommes plus près d’un livre acheté au supermarché que d’un livre qu’on attendait avec impatience.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais le style a vraiment perdu toute classe (toute relation gardée), ce qui est vraiment très ennuyeux.

Enfin, quelques incohérences (Butch ne saurait pas se dématérialiser parce qu’il n’est qu’un sang mêlé … mais ce n’est pas aussi simple, puisque Beth et John ont également un parent humain et savent le faire. En fait, si on suit bien les romans, les pouvoirs des sangs mêlés varient de l’un à l’autre).

Et comme d’habitude, la fin est … hm… et bien, typique.

Ce qui sauve ce roman, c’est que ceux qui arrivent jusqu’à ce tome numéro neuf, et bien, ils adorent les frères !

Nous sommes en terrain connu et tout naturellement nous imaginons déjà la suite, nous restons impatients d’en savoir plus. Car, comme je l’ai dit, les bases pour de nouvelles intrigues sont posées. Je voudrais en savoir plus sur Xcor qui me plaît bien et j’attends toujours des nouvelles de Murdher, qui reste terré quelque part, dans le grenier de sa maison d’hôtes. Et les lessers qui se multiplient ? Cela peut redevenir passionnant, et je l’espère.

L’avantage est qu’il n’est pas indispensable de lire ce tome, puisqu’une fois qu’on a lu le quart de couverture et les premières pages on sait ce qu’il faut savoir : d’abord qui est Xcor (du moins dans les grandes lignes) et puis que Payne et Manny Manello forment un couple.

Pour moi c’est le tome qu’on peut « sauter ». Clairement.

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