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[Critique DVD] The Promise

Par Gicquel

J’ai toujours en tête ces images d’un bateau plein d’anciens prisonniers des camps allemandes en route pour la Palestine.  » L’Exodus » fut intercepté par la marine britannique, en juillet 1947. Mais je l’avoue, la suite m’est passée bien au-dessus. L’Histoire a poursuivi son cours et Israël a vu le jour. Point barre, ou presque.
Car dans cet intervalle, il aura fallu bien des peines et des misères, des attentats et des trahisons, et encore des milliers de morts, juifs et arabes, avant que la Palestine cède peu à peu de son terrain, aux anciennes victimes du nazisme.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

C’est tout ce pan occulté de l’Histoire que le réalisateur britannique Peter Kosminsky , retrace dans ce film qui de 1946 à nos jours donne une vision sinon partisane, du moins engagée du conflit qui aujourd’hui encore agite cette terre du Moyen Orient.
Avec pour mieux retenir l’auditoire une technique narrative usée jusqu’à la corde : la découverte d’un journal intime conduit une jeune femme à retourner sur les pas de son grand-père, autrefois sergent dans l’armée de Sa Majesté, quand celle-ci occupait la Palestine. Mais la corde, cette fois ne cède pas, Kominsky confiant de très belle manière à son héroïne le soin de jeter une passerelle entre hier et aujourd’hui. Et ça fonctionne merveilleusement bien, dans une alternance naturelle entre présent et passé, sans forcer le flash-back, et encore moins la voix off inexistante.

[Critique DVD] The Promise

Après les camps de concentration, le peuple juif découvre un autre enfermement

La saga historique qui se déroule  sous nos yeux, est alimentée d’un récit romanesque qui parfois frise le pathos, quand ce n’est pas le ridicule, à l’image d’un final plutôt tordu. Mais ce n’est qu’un détail dans ce parfait décryptage du passé aux résonances très actuelles, dont le grand mérite est d’expliquer clairement et simplement la naissance d’Israël.
Le cinéaste  penche avec évidence pour la thèse palestinienne, mais en observateur averti, donne aux deux parties, une part égale pour leur défense. Si la politique israélienne sur les territoires occupés est montrée du doigt, ce même doigt dénonce les attentats perpétrés par les Palestiniens.
Un effet de balancier qui confère à sa mise en scène une sobriété de bon aloi (rien de manichéen dans sa démonstration), qui gomme le parti-pris de son engagement au profit d’un récit purement cinématographique.
L’interprétation, sans crier au génie est du même acabit.

[Critique DVD] The Promise
Un jeune sergent qui dans son journal intime révèle toute l’Histoire d’Israël

LES SUPPLEMENTS

Rencontre avec le réalisateur
Il parle avant tout «d’une histoire d’amour assez inhabituelle entre deux êtres qui ne se rencontreront jamais. ». Ce film lui a été inspiré après la projection de « Warriors » dont il est l’auteur. « J’ai reçu une lettre d’un monsieur de 70 ans, qui avait aimé mon film, tout en regrettant que la période de l’arrivée des juifs en Palestine en 45 soit tombée aux oubliettes ».
Kominsky laisse passer trois ans, avant de s’atteler à la tâche en embauchant une kyrielle de documentalistes. « Il fallait se documenter soigneusement sur cette période sujette à polémique. Les diffuseurs n’en voulaient pas vraiment… Ce fut mon plus long travail de préparation, près de huit années ».

[Critique DVD] The Promise

Deux amies confrontées au conflit israélo-palestinien

Sur le tournage en Israël, il rencontre quelques difficultés, et l’hostilité de la presse locale. « L’état israélien n’était pas ravi de me voir, mais il a laissé faire. […] C’est un conflit inextricable, alors j’ai tenté de faire ressortir la complexité de la situation ».
Les effets spéciaux
La scène d’arrivée par la mer, et l’explosion de l’Hôtel King David, et surtout ce qu’il en reste sont dévoilées à travers les petites bidouilles du cinéma. C’est très intéressant.
Le dessous des cartes, ou le conflit israélo-palestinien, parfaitement expliqué par un journaliste.


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LES COMMENTAIRES (1)

Par ima
posté le 19 juin à 22:39
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Je regrette d'avoir regardé cette série totalement pro-palestinienne voire anti sémite. Pour bien connaître Israël, les situations à Hébron, avec les soldats sont fausses. La jeune fille de l'histoire est "indiote" ne se pose aucune question, est irrespectueuse de la famille qui l'accueille et très égocentrique.Quant aux deux garçons, juif et arabe ils sont totalement irréalistes. A jeter à la poubelle, aucun intérêt.

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