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Lettre d'une inconnue : Stefan Zweig

Par Soiwatter
Je viens juste d'acheter un recueil des principales nouvelles de Zweig en allemand, avec pour but premier de lire les vingt-quatres heures dans la vie d'une femme, la Confusion des Sentiments et Amok, ou, le Fou de Malaisie. Il faudra aussi un jour que je relise le Joueur d'échec. Et hier matin, je venais de tomber sur le post de Caro[line] sur la Lettre d'une inconnue, qui fait partie de la Fashion's Klassic List.
Vu l'enthousiasme de Caro[line] qui apparament avait quelques a priori sur le grand maître autrichien, je me suis dit : "Alors, pourquoi ne pas commencer par celui-la?" Un enthousiasme bien mérité...
Ca faisait longtemps que je n'avais plus lu un livre en allemand, le dernier étant Die Gedanken sind Frei, dont je vous ai parlé il y a peu parce qu'il m'avait particulièrement marqué. Et pourtant, à part les quelques premières phrases, je n'ai visiblement rien perdu du temps où je m'exprimais courramment dans la langue de Goethe; bien obligé, j'y ai vécu et travaillé pendant quatre mois.
L'histoire :
Un auteur célèbre reçoit une longue lettre d'une inconnue, une femme qui vient juste de perdre son enfant. Elle lui avoue son coup de foudre, le jour où elle l'a vu pour la première fois, alors qu'elle avait treize ans et lui vingt-cinq. Elle lui raconte aussi la naissance de son amour, malheureusement réprimé. Elle lui raconte enfin l'histoire de son fils qui vient de mourir...
Commentaire :
Cette nouvelle est tout simplement magnifique, avec son écriture d'une force impressionnante. La femme, libérée par la mort de son fils de cette retenue et de cette timidité sentimentale typiquement allemande, va dévoiler son amour à un homme, de douze ans son ainé... L'écriture aussi est exceptionnelle, une écriture très lyrique et visuelle, très expressive avec sa multitude d'adjectifs, de propositions et d'adverbes... Du grand Zweig...
Remarque :
Je ne sais pas si ça se retrouve dans la traduction française, mais la femme met dans sa lettre une majuscule lorsqu'elle tutoie l'auteur : comme on ne le fait qu'avec Dieu en allemand? Est-ce une figure de style, une coïncidence?

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