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Hongrie - Borbála Nádasdy

Par Benard

Une vie pour transmettre

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Hongrie - Borbála Nádasdy
Borbála Nádasdy

Gróf Nádasdy Borbála

Zagolni Zabad ?

(Est-ce que je peux sentir ?)

A szabadság zaga

(L'odeur de la liberté)

Maradni Zabad

(Nous sommes libres de rester)

Editeur : Méry-ratio

J'ai fait connaissance avec Borbála et de son mari, Jean, par l'intermédiaire d'un ami qui m'avait dit que ce couple pourrait m'apporter leur vision très personnelle de mon pays d’accueil. On comprend vite, quand on connaît Borbála, que ce qui compte pour elle, c'est la transmission de son témoignage, et de son amour pour son pays, qu'elle a dû quitter de force. Elle l’exprime avec force à travers ses trois livres.

Je la rencontrai pour la première fois au salon du livre, au printemps 2010, place Vörösmarty, au milieu de la foule et de ses nombreux lecteurs venus pour un autographe. Nous nous sommes revues plus tard, nous avons parlé de ses livres, de sa vie riche, émouvante. Elle m'a récemment présentée le groupe de danse folklorique «Csillagszeműek» (csillagszemu.hu) qui enseigne aux enfants la danse et le chant avec énergie, harmonie et beaucoup de joie. Le résultat est incroyable. Moi qui garde les souvenirs de mes cours de danse classique où le professeur sévit, tape sur les jambes avec une baguette, j'ai découvert un apprentissage de la danse où chaque enfant est valorisé, heureux de participer à ce moment collectif. Mon fils, entraîné par le rythme, les chants, s'est même joint aux autres enfants. La danse, une des passions de Borbála, est un des ciments de son existence. Sa mère, professeur de danse, alors qu'elle vivait déjà en France, lui conseilla l'enseignement de cette discipline.

Borbála est née en 1939 en Hongrie, au tout début de la deuxième guerre mondiale. Les premières années de sa vie furent heureuses, mais sa famille va vite être éclatée car son père est déporté juste après la guerre et envoyé dans un camp de travaux forcés en Union Soviétique. Il en revint 4 ans plus tard. Doit-on d’ailleurs rappeler que parmi les 300 000 déportés, 100 000 seulement revinrent de ces camps de l’enfer.

Lire la suite : http://www.jfb.hu/node/1707

 


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