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Vends moi tes salades mec !

Par Lafillesurlepont
Mes parents sont des stéréotypes des années 80 :  ils se sont rencontrés au Macumba en 1987, sur "Purple Rain" de Prince. A l'époque, ma mère finissait la soirée pieds-nus, les talons aiguilles laissés sur le coté du "dance floor". Quant à mon père, il lui avait donné son numéro de téléphone (fixe), écrit sur un ticket de métro.
Forcement, ça laisse des traces ...

Vends moi tes salades mec !

Grease

En 1978, un film cultissime sortait : Grease. Or, avec des parents comme les miens je peux vous garantir qu'à l'époque où tout le monde trippait sur la coiffure de "Doc" devant retour vers le futur, moi, je me prennais pour Olivia Newton John. J'en ai passé des heures, debout sur le canapé du salon, a brailler en yahourt "You're the one that I want, you're the one I want ouhouhouh".
C'est le premier film que je me souvienne avoir vu et aujourd'hui encore, je connais toutes les chorées. D'ailleurs, mes parents ont vu Grease, ma meilleure amie a vu Grease, chéri a vu Grease, mes deux chiens ont vu Grease, mon poisson rouge a vu Grease ... je me demande même si mon Grand-Père n'a pas vu Grease. Pourquoi ? parce que j'ai du le voir 150 fois donc forcemment, à un moment ou un autre, ils étaient là pour le voir avec moi.


Vends moi tes salades mec !

Rizzo

 Non, décidemment, je ne m'en lasse pas des T-Birds et des Pink ladies. L'histoire est bien banale dans le fond et franchement, ce n'est pas l'histoire qui m'intéresse, enfin si mais quand j'avais 10 ans. Oui parce que, quand j'avais 10 ans, moi je trouvais ça trop beau que Dany Zucco, le bellatre viril et  Sandy la prude godiche finissent par s'envoler au volant d'un bolide imaginaire. Soit.
Mais aujourd'hui, pourquoi je me fait encore avoir ? A mon sens,  Grease, ça fonctionne toujours autant parce que c'est kitsch mais par choix. En grandissant, j'ai fini par me dire que tout le film était à prendre au second degré et le film devient alors très très drôle.
Vends moi tes salades mec !
C'est un film bourré de stéréotypes sur le lycée américain, sur les relations filles/garçons à l'adolescence. Les répliques sont mélodramatiquement drôle : Sandy à Dany "Reprend la ta bague en toc ! je ne resterai pas une minute de plus dans cette auto du péché". Les personnages sont artificiels : le beau, l'idiote et la méchante.
Et pourtant, à chaque fois, je finis debout, sur le canapé à brailler en yahourt "You're the one that I want, you're the one I want ouhouhou !" (après avoir vérifié que personne ne me regardait).
Mardi, je retourne chez mes parents donc, vers 21h je ne serais plus joignable : je serai sur le canapé a faire vous-savez-quoi.

Vends moi tes salades mec !

"Beauty shool dropout"



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