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Voyage aux pays du coton : Erik Orsenna

Par Soiwatter
Quatrième de couverture :
Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète. Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d'hier et celle d'aujourd'hui, rien ne vaut l'examen d'un morceau de tissu. Sans doute parce qu'il n'est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette.
Commentaire :

Cette fois-ci, Erik Orsenna nous propose un véritable voyage, une enquête dans les principaux pays dans lesquels le coton joue un rôle important : Mali, Etats-unis, Brésil, Egypte, Ousbekistan, Chine, et un rapide retour en France, dans la vallée de la Vologne... Vous verrez de nombreux paysages, vous croiserez de nombreuses personnes pour qui le coton compte, toutes intéressantes et hautes en couleur.
C'est un récit de voyage, mais vous ne le trouverez pas au milieu des romans de voyage. La FNAC l'a rangé dans les livres de géographie. En sous-titre de ce récit : petit précis de mondialisation. Car l'histoire du coton se mêle aujourd'hui avec celle de la mondialisation. Et c'est un véritable état des lieux du coton que l'auteur nous propose, presque complet, vu a travers de voyages et de rencontres, nous donnant matière à réfléchir et nous montrant bien qu'il est difficile de ne comprendre le spectre de la modialisation qu'à travers le filtre de nos yeux d'européens.
A la fin du livre, j'ai compris qu'il est au final bien difficile de juger. La réalité n'est pas même pour le paysan malien, brésilien ou étatsunien, l'entreprenneur chinois ou vosgien... On saisit mieux les enjeux, les angoisses et les espérances qu'engendrent la mondialisation. Et l'auteur nous donne de bonnes pistes de réflexion, mais pas de solution, pour répondre à ces question actuelles.
Au final, la conclusion est peut-être un peu amère : "La première leçon d’un tour du monde est celle-ci : sur Terre la douceur est une denrée rare, et chèrement payée." Alors, faisons un grand hommage aux travailleurs du coton.
C'est un livre que je recommande; très simple à lire, sans grand parti pris, c'est un très bon état des lieux de notre monde qui se globalise et ça remet au final plein de choses en place. Pour ceux qui auraient pris en grippe leurs cours de géographie au lycée, ce n'est pas un manuel d'économie. C'est un état des lieux comme pourrait le faire celui qui aurait voyagé etsuivi au tour du monde l'histoire actuelle du coton. En plus, c'est tellement bien écrit... Et j'adore toujours autant les écrits d'Orsenna.

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