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Le Deauville de Robert Capa

Publié le 28 avril 2011 par Ngmaestro

couveture EXPOSITION DE PLEIN-AIR SUR LES PLANCHES DE DEAUVILLE
LE DEAUVILLE DE ROBERT CAPA
25 juin > 30 septembre 2011

Cet été, de juin à septembre, Deauville accueille sur Les Planches, Le Deauville de Robert Capa. Une exposition de plein air de trente tirages reproduits en grand format, des photographies réalisées par Robert Capa à Deauville lors de l'été 1952.
28 photos sont inédites, elles ont été sélectionnées pour l'occasion, dans les archives de l'I.C.P. de New York parmi 400 photographies réalisées par Robert Capa à Deauville.
Robert Capa :
"Il faudrait composer en surimpression un personnage fait de la verve de Joseph Kessel, de l'audace conquérante
d'Errol Flynn, de la fantaisie dansante du jeune Montand, de la boulimie joviale d'Ernest Hemingway.
"
Jean Lacouture, Robert Capa, collection Photo Poche (1988)
ROBERT CAPA

Robert Capa est né le 22 octobre 1913, à Budapest, sous le nom d'Endre Friedmann, dans une famille de la bourgeoisie juive. En 1931, Arrêté, à l'âge de 17 ans pour activités antifascistes il est contraint par le régime de l'amiral Horthy à quitter la Hongrie. Il part pour Berlin où il trouve un travail dans une agence de photographies.
En 1932 il réalise à Copenhague son premier reportage consacré à un meeting de Léon Trotski puis s'établit à Paris, en septembre 1933, quelques semaines avant son vingtième anniversaire. Installé à Montparnasse il y rencontre d'autres photographes avec qui il devient ami : son compatriote André Kertesz, David Seymour (surnommé
Chim )et Henri Cartier Bresson.
Robert Capa ( 1913- 1954) a photographié cinq guerres : la guerre civile en Espagne(1936- 1939), la résistance chinoise à l'invasion japonaise (1938), la seconde guerre mondiale en Europe (1941-1945), la première guerre israélo arabe (1948) et le guerre d'Indochine (1954) où il meurt en sautant sur une mine le 25 mai 1954, à l'âge
de 40 ans.
ROBERT CAPA ET DEAUVILLE

Robert Capa collabore à partir de 1950 avec un magazine américain consacré au voyage et au tourisme. Il reçoit commande, en 1952, d'un reportage sur Deauville.
Quelques photographies de ce reportage sont publiées dans ce magazine américain, en septembre 1953.
"En 1953, à 40 ans, Capa a quatre guerres au compteur et quelques photos mythiques à son actif qui ont fait sa légende à défaut de sa fortune. Mais il est heureux d'être « un photographe de guerre au chômage ». Il en a trop vu et ses nuits sont pleines de fantômes. ( ...) Capa a le journalisme engagé mais quand les causes s'obscurcissent trop, il se dégage. Il préfère le ski dans les Alpes suisses avec Judith, le poker avec les amis, les courses de chevaux à
Longchamp..."

Jean-Michel Thénard, Libération, 12 août 2004
ROBERT CAPA ET LA NORMANDIE

1944 Débarque à Omaha Beach (Colleville-Montgomery) le 6 juin 1944, puis couvre la campagne de libération de la Normandie, en remontant avec l'armée de Libération sur Cherbourg, via Notre- Dame-de-Cenilly et Saint Lo.
1952 Reportage à Deauville : plus de 400 clichés réalisés 
Dès 1906, Jacques Henri Lartigue photographie les événements et la vie mondaine de Deauville : scènes de plage, courses automobiles, parties de tennis, courses de chevaux, concours d'élégance et séjours de personnalités....
A partir de 1919, les frères Séeberger, « photographes de l'élégance», se rendent régulièrement à Deauville, en août, à la demande des couturiers pour immortaliser en un haut lieu de l'élégance, les femmes habillées par Paul Poiret, Jean Patou, Chanel ou Madeleine Vionnet...Lors de leurs séjours, il se laissent aussi captiver par le yachting, les courses de chevaux et leurs rituels, le polo, les scènes de plages et le défilé des personnalités.
Après guerre, Deauville accueille, en 1950, Gisèle Freund qui réalise à Deauville des prises de vues dans la veine humaniste.
En 1952, Robert Capa immortalise les courses, le Bar du Soleil et les folles nuits Deauvillaises, tandis que Georges Dambier réalise en 1955, de nombreuses photos de mode.
Robert Doisneau réalisera en 1963 une campagne publicitaire pour Kodak et en profitera pour photographier les courses.
Les photographes de l'agence Magnum viendront à plusieurs reprises, Leonard Freed en 1964, Bruno Barbey en 1966, Sarah Moon en 1970 et Henri Cartier Bresson et Martine Franck en 1973.
C'est en 1980 que John Batho réalise sur la plage de Deauville, sa célèbre série de parasols, en formats carrés, sur papier Fresson.
C'est également en 1980 que Peter Lindberg réalise, pour Stern, son premier reportage à Deauville.
Carl de Keyser, avant de se révéler avec Hommo Soviéticus, réalisera en 1980 et 1981, à Deauville ses premières mises en décalage.
Dennis Stock en 1985 observe les vacanciers.
En 1991, Eliott Erwitt se livre sur les Planches de Deauville à sa souriante traque de chiens facétieux.
En 1993, Leonardo Scianna, sensible aux rituels amoureux de la plage réalisera de superbes instantanés de couples amoureux.
La photographie de mode a également attiré sur la plage de Deauville, et dans l'architecture de ses cabines de bain, Jean-Loup Sieff, Guy Bourdin, Peter Lindberg...
Chaque année depuis trois ans, les toits des cabines de bain se prêtent à une exposition en grand format, accessible à tous ceux qui arpentent Les Planches tout au long de l'été.
Expo 2008// VOGUE A LA MER
Expo 2009/ Le DEAUVILLE DE LARTIGUE
Expo 2010 / LE DEAUVILLE DES SEEBERGER
Expo 2011/ LE DEAUVILLE DE ROBERT CAPA

Une exposition conçue par la Ville de Deauville et son Service Culturel
en collaboration avec l'I.C.P. (International Center of Photography)/ New York. Accès libre.
A VENIR/ à partir du 30 octobre 2011
Dans le cadre de sa politique culturelle et de son Festival Planches Contact (manifestation créée en 2010) Deauville a choisi de renouveler et constituer son patrimoine photographique de demain en invitant des photographes à porter leur regard sur Deauville et ses réalités. Planches Contact soutient les jeunes talents par des résidences et un prix de la photo décerné par un jury de professionnels. Leurs travaux sont exposés au Club 2010 chaque mois de novembre. Des rencontres et le concours photo La 25e heure, permettent de partager la photographie avec un large public.
La Ville conserve la mémoire des photographies prises à Deauville en constituant par ailleurs une collection publique..


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