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L'exposition Geoffroy Tory au Musée national de la Renaissance

Par Benard

deHugues

Amis Bibliophiles bonjour, 

Le Musée national de la Renaissance est installé à Ecouen dans le château que fit construire le connétable Anne de Montmorency, Grand Maître de François Ier. Il était donc tout désigné pour accueillir l’exposition, toute bibliophile, organisée conjointement avec la BnF sur Geoffroy (sic) Tory. 

L’exposition Geoffroy Tory au Musée national de la Renaissance

Disons tout de suite que cette exposition dans trois salles du rez-de-chaussée du château est une brillante réussite. On ne se moque pas du visiteur. La mise en scène, passée l’acclimatation au faible niveau de lux, est séduisante. Les cartels lisibles, les explications limpides, les pièces présentées extraordinaires. 

L’exposition Geoffroy Tory au Musée national de la Renaissance

Pour connaître un peu le sujet, j’affirme que les commissaires de l’exposition ont bien travaillé et bien fouillé les réserves des bibliothèques publiques et privées. Presque 150 livres s’offrent à vous, et pour plus de clarté les commissaires n’ont pas hésité à exposer plusieurs exemplaires duChamp fleurypour les ouvrir à différentes pages ou présenter leurs reliures.

L’exposition Geoffroy Tory au Musée national de la Renaissance

Colophon du champ fleury
Sept exemplaires de ce livre de 1529 se trouvent ainsi réunis en un même lieu, ce qui n’a pas dû se produire depuis fort longtemps. L’exposition est bien conduite depuis les origines de Tory, en passant par son influence sur l’illustration (en particulier des livres d’heures), l’aventure du

Champ fleury, l’imprimeur du roi pour se terminer par la reliure. Toujours, les exemples d’inspiration ou des contre exemples contemporains sont présentés simultanément.

L’exposition Geoffroy Tory au Musée national de la Renaissance

Parmi d’autres, voici quelques pièces remarquables: le manuscrit des verrines de Cicéron, doté des ex-libris de Robert Gaguin, Geoffroy Tory et Jean Grolier, les heures de Tory imprimées par Simon de Colines en 1525 et offertes en mariage à Robert Estienne et Perrette Bade, enrichies d’un frontispice enluminé inspiré de la marque de Josse Bade, le père, représentant des imprimeurs au travail, les heures de Tory de 1531 ornées d’une planche dépliante à double page du “triomphe de la Vierge Marie” inspiré des triomphes du songe de Poliphile, les reliures “au pot cassé”. Pour un passionné deux bonnes heures de visite sont nécessaires.

Lire la suite : http://bibliophilie.blogspot.com/2011/05/lexposition-geoffroy-tory-au-musee.html


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